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Le président Emmerson Mnangagwa a appelé jeudi à l’apaisement au Zimbabwe alors que l’armée patrouillait dans les rues de Harare dans l’attente des résultats de la présidentielle au lendemain d’une répression meurtrière contre l’opposition qui crie à la fraude électorale.Le chef de l’État a par ailleurs réclamé une « enquête indépendante » pour faire la lumière sur « les événements tragiques » de la veille, dont il avait tenu l’opposition responsable mercredi.La communauté internationale – le Royaume-Uni, les États-Unis et l’ONU en tête – avaient appelé dès mercredi le pouvoir à la « retenue » après les tirs à balle réelle contre les partisans de l’opposition. Les observateurs électoraux du Commonwealth ont eux « catégoriquement dénoncé » jeudi « l’usage excessif de la force contre des civils non armés ». Ils ont demandé à la commission électorale (ZEC) d’« annoncer, sans plus attendre, tous les résultats des élections ».Mercredi soir, le gouvernement avait prévenu qu’il ne « tolérerait » aucune contestation.Emmerson Mnangagwa a succédé à Robert Mugabe à la suite d’un coup de force de l’armée, qui a contraint le nonagénaire à démissionner. Le nouveau président a confié à plusieurs militaires des postes clés dans son gouvernement.Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour sera organisé le 8 septembre.AFP.