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Le président égyptien Mohamed Morsi a ordonné jeudi la libération d’un journaliste placé en détention préventive plus tôt dans la journée à l’ouverture de son procès, une mesure qui avait provoqué un tollé. M. Afifi est poursuivi pour publication d’informations mensongères et incitation à la déstabilisation du pays, et son procès est le premier à se tenir contre un journaliste depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011. Interrogé par nos soins, avant l’annonce de sa mise en détention, M. Afifi lui-même avait dénoncé un procès « politique ». Les poursuites contre M. Afifi ont été annoncées le 16 août en même temps que celles contre le présentateur de télévision Tewfik Okacha qui est accusé d’« incitation au meurtre » du président Morsi. Les autorités ont suspendu la diffusion de la chaîne pour un mois. Ces procédures judiciaires interviennent alors que des militants anti-Morsi ont annoncé pour vendredi des manifestations contre le chef de l’État. Les rapports entre les Frères musulmans et la presse privée sont marqués par la méfiance, sur fond de soupçons d’une volonté de la confrérie de mettre au pas les journalistes qui lui sont hostiles. AFP.