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UNE COOPERATION DYNAMIQUE

Sur le plan économique, le Venezuela souhaite acheter le coton malien sans passer par des intermédiaires, et suggère la création d’une société de commercialisation du coton.
Le 5ème exportateur de pétrole prévoit la fourniture du Mali en produits pétroliers, et en engrais.

LE PARCOURS DE HUGO CHAVEZ

Hugo Chavez a encouragé plus de consultations et de participations populaires que n’importe quel autre président dans l’histoire du Venezuela; incluant à ce processus ceux qui, par le passé, en furent exclus pour des raisons économiques et sociales. Aucun autre gouvernement vénézuelien n’avait permis autant de participation citoyenne ni autant de transparence dans le système politique.

Le président Hugo Chavez gagna les élections de 1998 avec plus de 56% des voix. Par la suite, il a appelé à la création d’une nouvelle Constitution qui fut ratifiée par 70% des voix lors d’un referendum national. Le changement de Constitution appelât à des élections générales en 2000. Chavez fut confirmé dans son mandat de président par 59% des voix.

En 2004, un référendum révocatoire, droit que permet la nouvelle Constitution, convoqué par l’opposition vénézuelienne, fut encore une fois remporté par Hugo Chavez avec 60% des voix. L’appui populaire remporté par ce processus démocratique se confirma aux élections régionales et municipales de 31/10/24, ainsi qu’aux élections parlementaires du 04/12/25.

Toutes ces élections se déroulèrent en présence d’observateurs internationaux, dont le Centre Carter, l’Union Européenne et l’Organisation des Etats Américains. Tous reconnurent que ces processus électoraux furent clairs et transparents.

CHAVEZ EST UN COMMUNISTE ET IL CENTRALISE LE POUVOIR

Le système politique vénézuelien est désormais caractérisé par la démocratie participative. Les citoyens peuvent participer au processus politique, plus que jamais. Les droits à la propriété privée, à l’investissement international, à la liberté d’expression et d’association sont entérinés dans la Constitution vénézuelienne.

Les programmes de développement endogène actuels recréent dans les communautés du lien social et signifient la prise en charge de leur propre responsabilité au niveau local. Ceci peut être défini comme une véritable décentralisation des pouvoirs aux autorités locales. De plus, des assemblées de citoyens se développent pour discuter et participer au débat sur l’environnement, les médias, la salubrité publique, et toutes les importantes.

La Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela reconnaît cinq pouvoirs au lieu des trois précédemment reconnus : Exécutif, Législatif, Judiciaire, Moral et Electoral. Ces cinq pouvoirs sont indépendants et non contrôlés par l’Exécutif.

Le président Chavez a récemment promu un nouveau concept appelé « Socialisme du XXIè siècle », dont le but est de développer un nouveau modèle social de gouvernement qui garantisse un développement social, économique, culturelle, politique, soucieux des droits civiques dont pourront bénéficier tous les vénézueliens et qui permettra au pays de prospérer économiquement sur la scène internationale.

CHAVEZ ET LES MEDIAS

Il y a plus de liberté de la presse au Venezuela que dans n’importe quel pays au monde. Le Venezuela est le seul pays au monde où les médias se sont constitués comme un acteur politique d’opposition. Les médias commerciaux avaient le monopole de l’information au Venezuela. Les grands groupes médiatiques contrôlent 4 des 5 grandes chaînes de télévision du pays, la cinquième étant la chaîne publique.

Malgré le fait que ces médias commerciaux aient organisé le Coup d’Etat d’avril 2002 contre le président Chavez, et plus tard soutenu le sabotage économique de 2003 qui a causé un préjudice à l’Etat de plusieurs milliards de dollars, aucun de ces médias n’a été fermé ou censuré par le gouvernement.

A la fin de 2004, l’Assemblée Nationale a voté une loi sur la Responsabilité Sociale à la Radio et à la Télévision pour imposer un système de régulations légales dans le pays, similaire mais beaucoup moins strict que la Commission Fédérale des Communications étasuniens (FCC) ou le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel français (CSA).

L’article 58 de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela garantit une communication « libre et plurielle ». La nouvelle loi donne le droit à tous les vénézueliens de pouvoir bénéficier d’une information impartiale, et ce afin d’éviter la manipulation, la distorsion et la fraude médiatique.

Pour la première fois dans l’histoire du Venezuela, le gouvernement a encouragé la création de médias communautaires indépendants. Tous les médias du Venezuela continuent de bénéficier du droit à la liberté d’expression.

CHAVEZ MENE UNE POLITIQUE NATIONALISTE

La politique du processus vénézuélien est basée sur la pensée du Libertador Simon Bolivar, dont le but est de forger l’intégration latino-américaine. Le gouvernement du président Chavez a proposé un nombre non négligeable de modèles de coopération et d’intégration avec les autres pays de la région, comme PETROCARIBE, un programme dont le but est de procurer à 14 pays caribéens le pétrole vénézuelien à des tarifs préférentiels; PETROSUR, une plateforme énergétique créée entre le Brésil, l’Argentine, le Venezuela, l’Uruguay pour une meilleure intégration de l’Amérique du Sud ; TELESUR, une chaîne de télévision financée par le Venezuela, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay qui offre une alternative dans l’information délivrée par les médias commerciaux internationaux, une chaîne qui ouvre les yeux des latino-américains; et l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), un projet dont le but est de développer les échanges économiques, sociaux et culturels parmi les pays de la région, et qui est déjà en cours avec Cuba. De même, le Venezuela est devenu membre du MERCOSUR, un traité économique signé par les pays du cône sud, et a joué un rôle clé dans la création de la nouvelle Unité des pays sud-américains.

Au niveau national, le projet politique vénézuelien, appelé « Révolution Bolivarienne » en référence à Simon Bolivar, vise à récupérer l’industrie vénézuelienne qui avait été abandonnée par les gouvernements antérieurs. Le nouveau programme du gouvernement cherche à garantir la souveraineté alimentaire en développant l’agro-industrie du pays, en assurant la promotion des coopératives locales et du développement endogène, et de la récupération de la culture et des traditions vénézueliennes.

SOURCE: MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

02 août 2006.