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Le président du Comité d’organisation du 23ème Sommet Afrique-France, Tiébilé Dramé, a animé une conférence de presse le lundi 3 octobre, au Grand Hôtel de Bamako.

Elle portait essentiellement sur les préparatifs du Sommet et le lancement officiel de son site Internet (www.afriquefrance 2005.org).

Très relaxé, le président Tiébilé Dramé a expliqué à ses hôtes que le 3 décembre prochain, le Mali va recevoir toute l’Afrique et la France.

« Ce sont 60 chefs d’Etat et de délégation, 3 000 personnes qui sont attendus à Bamako. D’où l’appel que le chef de l’Etat ne cesse de lancer, à l’endroit des Maliens. Le dernier en date remonte à la biennale. Le peuple malien doit se mobiliser pour réserver un accueil populaire aux chefs d’Etat africains et de la France. Le gouvernement met les bouchées doubles pour réussir l’organisation de ce sommet » a déclaré le président du Comité d’organisation du sommet Afrique-France.

Selon lui, le sommet est une co-responsabilité franco-malienne : « la France a apporté un concours de 5 millions d’Euro, ce qui fait un peu plus de trois milliards de nos francs. Le Mali joue également sa partition en inscrivant 2,4 milliards dans le budget 2005. La réalisation de certains travaux et infrastructures, notamment le Centre de conférence international est à un niveau satisfaisant » a-t-il affirmé.

Avant de révéler que les 34 villas de Hamdallaye ACI ne font plus partie du plan d’hébergement du Comité d’organisation du sommet Afrique-France.

En 2003, dans le plan d’aménagement du site de l’ancienne aérogare de Hamdallaye, des promoteurs immobiliers en accord avec la mairie du District ont décidé de construire 34 villas de haut standing.

«Ils ont voulu établir un lien avec le sommet Afrique-France et nous avons suivi le projet. Très tôt, nous avons compris qu’elles ne peuvent pas être achevées avant le forum. C’est pourquoi, nous n’avons pas retenu ces villas dans le dispositif relatif à l’hébergement« , a soutenu Tiébilé Dramé.

A en croire celui-ci, les différentes délégations (chefs d’Etat, ministres, délégués et journalistes) seront logées dans les différents hôtels de Bamako, au nombre de 86 dont les capacités sont de 2 982 lits pour 2 508 chambres.

Pour réussir ce sommet, l’équipe que dirige Tiébilé Dramé n’a pas lésiné sur les moyens pour que la logistique, le protocole et la sécurité soient au point.

Sécurité aérienne

Concernant le dispositif sécuritaire, un plan visant à assurer la sécurité de la ville de Bamako et des participants au sommet a été élaboré.

Celui-ci couvrira la sécurité aérienne, la protection rapprochée des personnalités, la sécurité des cortèges et des lieux stratégiques. Le dispositif qui sera constitué sera opérationnel deux semaines avant le sommet. La France vient de former les agents de sécurité.

S’agissant du protocole, la mobilisation de 163 agents est nécessaire pour la réussite de l’organisation et le bon déroulement de l’événement. L’Algérie a pris en charge la formation des agents du protocole. Quant à la logistique, les besoins ont été identifiés.

Ainsi, il sera déployé plus de trois cent véhicules officiels auxquels s’ajouteront d’autres pour le transport des différents participants. Plus de cinq cent chauffeurs seront mobilisés. D’autres domaines comme les infrastructures routières, les télécommunications sont pris en charge.

Rappelons que le thème du 23ème sommet Afrique-France porte sur « la jeunesse africaine, sa créativité, sa vitalité et ses aspirations« .

Notons enfin qu’en prélude au sommet, il sera tenu à Bamako, les 8 et 9 novembre 2005, une rencontre de la jeunesse africaine.

Au cours de ce forum, une déclaration sera rédigée par les participants. Elle sera lue le jour  » J  » par le porte-parole de la jeunesse africaine devant les chefs d’Etat africains et de la France.

Chahana TAKIOU

04 octobre 2005.