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Le président togolais Faure Gnassingbé a demandé mardi, « pardon » aux victimes des violences politiques commises au Togo entre 1958 et 2005, en recevant le premier volet du rapport de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). « L’État togolais ne conteste pas sa responsabilité pour avoir failli à son obligation d’assurer la protection et la sécurité de ses ressortissants pendant les irruptions de violences du passé. Il doit, en conséquence, octroyer aux victimes identifiées et recensées, une juste et équitable réparation », a affirmé M. Gnassingbé lors d’une cérémonie officielle. Il a assuré que l’Etat ferait tout « pour prévenir et empêcher la répétition de ces actes attentatoires à la dignité humaine ». Le Togo a été secoué par une série de violences politiques, notamment lors de la présidentielle d’avril 2005. La CVJR avait enregistré 22.415 dépositions et auditionné plus de 523 victimes et témoins dans les grandes villes du pays. Elle n’a pu traiter tous les dossiers, ne disposant que d’un peu plus de deux mois pour la phase des audiences. Trois autres volets de son rapport sont attendus les prochains mois. AFP.