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Les pouvoirs publics seront équidistants à l’égard de tous les candidats à l’élection présidentielle du 28 juillet. C’est l’assurance donnée par le Président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, au cours de la rencontre qu’il a eue avec les prétendants au fauteuil présidentiel, le mardi 9 juillet au Secrétariat général de la présidence.

Pour la circonstance, il avait à ses côtés le Premier ministre, Diango Cissoko, le ministre chargé de l’administration territoriale, Colonel Moussa Sinko Coulibaly et les structures chargées de l’organisation des élections.

A 20 jours de la tenue de l’élection présidentielle, le Président de la République par intérim a rencontré les différents candidats ou leurs représentants pour échanger avec eux sur les conditions dans lesquelles elle se tient. En recevant les prétendants à son fauteuil, le Pr Dioncounda Traoré voulait non seulement réaffirmer la volonté du Gouvernement à respecter la date indiquée mais aussi et surtout de tenter de corriger les insuffisances du processus électoral.

C’est pour cette raison, d’emblée, il a tenu à remercier les candidats pour leur présence, malgré leurs agendas chargés ces derniers temps par la campagne. En véritable capitaine du bateau Mali, il a été catégorique concernant le respect de la date du 28 juillet: «nous avons, en toute liberté, en toute indépendance, choisi de tenir l’élection présidentielle le 28 juillet prochain.

Le Gouvernement est engagé à respecter cette date. Des défis qui s’imposent à notre pays et l’abime dans lequel il est plongé font qu’il est urgent d’aller aux élections pour élire des hommes plus légitimes. Car, a-t-il déclaré, «il y a des questions qu’un gouvernement de transition ne peut pas régler, notamment la refondation de notre État.

Un report ne résout pas certaines questions techniques. C’est pourquoi, je vous ai invité pour discuter et échanger afin de corriger les insuffisances pour qu’on ait des élections apaisées». Avant d’ajouter qu’il a la conviction que les imperfections pourraient être dressées d’ici le 28 juillet.

Il a poursuivi par renchérir qu’il est convaincu que cette élection ne pourra pas être parfaitement organisée vu le contexte dans lequel elle se tient. C’est pourquoi, il a appelé au sens élevé du patriotisme des candidats et invité les ces derniers à accepter les résultats.

Au sortir de la rencontre, les candidats ont été visiblement convaincus par le Président de la République par intérim. Ils étaient tous prêts à concourir le 28 juillet, après l’assurance donnée par le Pr Dioncounda concernant le cas de Kidal.

Youssouf Diallo

Le 22 Septembre du 11 juillet 2013