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Le président malawite Bingu wa Mutharika, victime d’un arrêt cardiaque, est mort vendredi matin à l’âge de 78 ans, laissant ouverte la question de sa succession immédiate, qui devrait selon la Constitution revenir à la vice-présidente, une ancienne alliée passée à l’opposition. Bingu wa Mutharika s’était effondré jeudi matin au palais présidentiel et avait été transporté inconscient à l’hôpital central de la capitale Lilongwe, laissant ce pays pauvre d’Afrique australe en proie aux rumeurs, aucun bulletin de santé n’ayant été publié. « Le président est mort hier, et son corps a été transporté en Afrique du Sud pour être embaumé et afin que le processus soit digne », a confirmé un responsable gouvernemental, lui aussi sous couvert d’anonymat, qui a ajouté que « l’annonce officielle viendra plus tard ». Les autorités malawites et sud-africaines se refusaient à tout commentaire vendredi, de même que les hôpitaux de Johannesburg où il aurait été transporté selon les médias locaux. Le pouvoir doit selon la Constitution être transmis à la vice-présidente Joyce Banda, 61 ans, qui doit diriger le pays jusqu’aux prochaines élections, fixées en 2014. Elle serait alors la deuxième femme à diriger un pays africain, après la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf. AFP.