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Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh a annoncé jeudi avoir remis sa démission, conformément à un accord pour résoudre une longue crise politique, et alors que le pays est une nouvelle fois déstabilisé par des conflits sociaux émaillés de heurts. Parallèlement, la Constituante a introduit dans l’après-midi le concept de parité homme-femme dans un amendement au projet de Constitution, texte exceptionnel dans le monde arabe. L’article 45 dans son ensemble a été approuvé dans la soirée. « Comme je m’y étais engagé (…), je viens de présenter la démission du gouvernement », a déclaré M. Larayedh lors d’une conférence de presse. « Le président m’a chargé de poursuivre la supervision des affaires du pays jusqu’à la formation du nouveau gouvernement ». La Constituante ayant formé mercredi une instance électorale et la Constitution étant en cours d’adoption, les conditions fixées dans un accord cosigné par l’essentiel de la classe politique étaient réunies pour sa démission, avait relevé plus tôt M. Larayedh. L’économie, minée par les conflits politiques, sociaux et l’essor d’une mouvance jihadiste armée, reste anémique. Le taux de croissance, inférieur à 3% en 2013, est largement insuffisant pour endiguer le chômage qui atteint ainsi plus de 30% des jeunes diplômés. AFP.