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Le régime du chef de l’Etat Alassane Ouattara a décidé de « charger à fond Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un criminel qui refuse de se repentir en continuant de semer la mort », et veut « réduire au silence » ses partisans, a affirmé le Front populaire ivoirien (FPI) dans une déclaration à Abidjan.Selon le FPI, l’« arnaque » tendant à faire croire à un « coup d’Etat fictif » intervient pour conjurer une « très prochaine, probable libération de Laurent Gbagbo », détenu depuis novembre 2011 par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. La CPI soupçonne l’ex-président d’être « coauteur indirect » de crimes contre l’humanité commis par ses forces durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 ayant fait quelque 3.000 morts. Les autorités ivoiriennes ont dit mardi avoir déjoué un complot de partisans de M. Gbagbo en exil, en particulier au Ghana, qui aurait visé à remplacer le gouvernement par un Conseil militaire de transition. Le FPI, par la voix de son porte-parole Laurent Akoun, a également démenti l’implication de forces pro-Gbagbo dans l’attaque du 8 juin ayant fait au moins 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens. AFP