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Le gouvernement portugais a appelé « au calme » et « à la fin des violences » en Guinée-Bissau. Au moins sept personnes ont été tuées dimanche dans ce pays à l’instabilité chronique miné par le trafic de drogue, dans l’attaque ratée d’une caserne d’une unité d’élite de l’armée, les « bérets rouges », menée par un commando qui ensuite a pris la fuite. Six mois après un coup d’Etat ayant renversé en Guinée-Bissau le gouvernement de Carlos Gomes Junior, le nouveau régime de cette ancienne colonie portugaise a accusé le Portugal d’être derrière une tentative de contre coup d’Etat. Sollicités par l’AFP, le gouvernement portugais s’est refusé dans l’immédiat à tout commentaire de même que la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), également mise en cause. L’objectif de l’attaque, selon un communiqué du ministre bissau-guinéen de la Communication, Fernando Vaz, était de « faire revenir Carlos Gomes Junior au pouvoir, et également de justifier la présence d’une force internationale » de stabilisation. Les assaillants étaient dirigés par le capitaine Pansau N’Tchama, considéré comme proche de l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, renversé le 12 avril. Le capitaine N’Tchama est récemment rentré du Portugal où il était en formation militaire depuis juillet 2009, selon des sources sécuritaires de Guinée-Bissau. AFP