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Le vendredi 16 novembre 2007, l’Hôtel Sofitel Amitié a abrité la cérémonie d’installation du représentant du Port Autonome d’Abidjan au Mali. En effet, c’est dans une grande allégresse que les responsables du Mali et de la Côte d’Ivoire ont scellé ce lien commercial. Surtout que cette relation avait été interrompue suite à l’évènement douloureux survenu en Côte d’Ivoire en 2002.

L’ouverture officielle de cette cérémonie était coprésidée par le président directeur général du Port Autonome d’Abidjan, M. Marcel Gossio, et le représentant du ministre de l’Equipement et des Transports, M. Djibril Tall, Directeur national des transports. On notait aussi la présence de plusieurs opérateurs économiques et hommes d’affaires maliens et ivoiriens.

LES OBJECTIFS DE LA CEREMONIE

La présente cérémonie a pour objectifs essentiels de relancer et de redynamiser les relations commerciales à travers le Port Autonome d’Abidjan entre la Côte d’Ivoire et ses pays frères et plus particulièrement le Mali. Ces relations renouvelées entrent également dans le cadre d’un soutien au développement du commerce de ce pays et des autres pays sans littoral dont il constitue un point stratégique dans le système des échanges extérieurs.

Ainsi, le Port Autonome d’Abidjan, selon son PDG, est non seulement un outil de désenclavement, mais aussi et surtout un instrument de coopération et d’intégration sous-régionale. Le sont d’ailleurs ces liens qui confèrent aujourd’hui aux entrepôts maliens en Côte d’Ivoire le statut de membre de plein droit de la communauté portuaire d’Abidjan avec un poste de 3ème vice-président.
Le PDG a affirmé que le port a toujours accordé un point d’honneur particulier aux opérateurs économiques maliens dans les conditions les plus favorables possibles pour réaliser leurs opérations de transit.

UNE NOUVELLE POLITIQUE DE PROXIMITE

Dans le cadre de la relance de ces activités commerciales, le Port d’Abidjan a pris certaines mesures visant à fidéliser ses clients. Parmi ces conditions d’amélioration substantielle de transit, le PDG Marcel Gossio a cité entre autres, la réduction de certains coûts relatifs au passage de la marchandise, l’allègement de certaines procédures administratives et douanières, l’assurance de la fluidité sur la corridor de transit.

Toujours selon le PDG du Port, cette politique de proximité poursuit deux objectifs essentiels. Il s’agit premièrement de promouvoir le Port d’Abidjan auprès des opérateurs économiques, comme étant le meilleur port de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. C’est aussi secondairement d’assurer l’interface pour une meilleure prise en compte des besoins de leurs partenaires et clients.

POURQUOI LE CHOIX DU MALI ET DE M. BERTHE

Aux dires du PDG du Port, le trafic global de transit du Port d’Abidjan est passé à 529 000 tonnes en 2004, soit une forte hausse de 157%, puis à 762 000 tonnes en 2005, soit une hausse de 43% par rapport à 2004. De l’analyse de ce trafic, il ressort que la part du Mali a connu une croissance très encourageante de l’ordre de 44% pour 338 400 tonnes de marchandises traitées en 2005 contre 267 621 tonnes en 2004. En 2006, cette tendance à la reprise s’est confirmée avec un volume de 504 754 tonnes.

Il a poursuivi en disant que le choix porté sur M. Adama Berthé n’est pas un hasard. Car, c’est un opérateur économique malien qui connaît bien le port d’Abidjan. C’est aussi un fils du pays qui maîtrise toutes les réalités d’une bonne politique commerciale et industrielle. Le PDG, dans ses conclusions, a assuré de la totale confiance du Port aux côtés de M. Berthé.

Il l’a incité à veiller quotidiennement à l’amélioration des relations entre le Port et les opérateurs économiques maliens avec une preuve d’initiatives et d’actions sur le terrain. Quant à M. Adama Berthé, il a exprimé sa volonté d’oeuvrer pour l’amélioration continue des services assurés par le port d’Abidjan aux clients et aux partenaires.

Pour le représentant au port au Mali, sa mission est d’être constamment à l’écoute et surtout de trouver un mécanisme approprié de dialogue et d’échanges. Sur ces mots, avant de saluer pour cette confiance placée en lui, il a pris l’engagement de travailler avec tout le monde sans distinction.

LES OBSTACLES ANTERIEURES DU PORT

Le représentant du ministre a parlé de plusieurs situations qui entravaient la performance du port d’Abidjan. Il s’agit du retard dans les procédures d’enlèvement des cargaisons, des problèmes de garanties douanières des marchandises, des difficultés liées à l’escorte douanière, l’intervention de la société abidjanaise dans le dépannage et la vente des pièces détachées, l’institution de la survie d’assurance pour risque de guerres sur le trafic maritime en direction ou au départ du port.

Pour Djibril Tall, les solutions à ces difficultés viendront avec la concertation entre les responsables du port d’Abidjan. Pour terminer, il dira que le Mali se réjouit de la désignation d’un fils du pays.

LES NOUVEAUX DEFIS A RELEVER

Le PDG, dans son intervention, a souligné que les nouvelles exigences de l’industrie et du port sont une obligation à relever les défis par le port pour conserver son leadership dans la sous région et améliorer sa compétitivité. Aussi les mutations qu’a connues ce secteur d’activité servent de contraintes à juguler pour répondre efficacement aux sollicitations de leurs partenaires principaux, notamment les chargeurs.

C’est pour relever tous ces défis que les responsables du port d’Abidjan ont jugé nécessaire de choisir un opérateur local, un malien en l’occurrence pour atteindre les objectifs du port.

Hady BARRY

19 novembre 2007.