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Pour sa énième rencontre, les partis politiques de la majorité ont approuvé leur plan d’action définitif de sortie de crise au nord dans la soirée du 14 février 2012. Le texte qui a préalablement été soumis à l’aval du président de la République, reste encore secret jusqu’au jeudi 16 février 2012 où les initiateurs comptent tenir une conférence de presse pour sa publication.

jpg_politque-3.jpgC’est dans la salle Aoua Keïta de l’Assemblée nationale qu’a eu lieu cette rencontre (quatrième du genre) d’examen du document final du plan de sortie de crise. Initié par les responsables de l’Adéma-PASJ, de l’URD, du MPR et du Parena, ce plan d’action a aujourd’hui l’adhésion de plus d’une trentaine de partis politiques du pays. A l’exception des partis de l’opposition notamment la Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI), de nombreux partis de la majorité présidentielle y ont adhéré. Le texte, il faut le dire, a été présenté, le 10 février, au chef de l’Etat qui l’a amendé.

Quel est son contenu ?

Un communiqué devait sanctionner la rencontre de ce mardi 14 février. Mais à l’issue de la rencontre, rien n’y fut. C’est une conférence de presse qui est finalement prévue, ce jeudi 16 février, afin d’informer le peuple malien du contenu du document. Mais d’ores et déjà les acteurs des médias s’interrogent sur le fond du message qui sera délivré à cette occasion. En fait, les initiateurs de ce plan d’action rechignent à communiquer sur sa contenance qui, selon des sources, allie «fermeté» et «dialogue».

jpg_partis.jpgDe son côté, le gouvernement a fait savoir les points sujets à discussions au cours d’un éventuel dialogue : «Nous sommes d’accord pour un partage du pouvoir et non pour un partage du territoire» a souligné le chef de la diplomatie malienne au corps diplomatique qu’il avait convié, le 13 février dernier au ministère des affaires étrangères. Les négociations informelles qui ont eu lieu en début du mois de février se sont soldées par un échec.

Et sur le terrain, l’armée tente de récupérer les zones tombées sous contrôle des insurgés. C’est ainsi que Tinzawatine et Tessalit auraient été reprises par l’armée, Léré abandonné par les rebelles faute d’avoir contrôlé la ville stratégique de Niafunké. Aujourd’hui, c’est Ménaka qui serait le bastion des assaillants où ils seraient en train de procéder à l’installation d’une «administration Azawad».

Seydou Coulibaly

15 Février 2012

©AFRIBONE