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Le gouvernement mozambicain a reconnu que sa dette, plombée notamment par le scandale des emprunts cachés de 1,4 milliard de dollars, était devenue « intenable » et souhaite désormais la restructurer, selon une note du ministère des Finances rendue publique mardi soir. L’opération de restructuration est un des prérequis pour rétablir les relations de Maputo avec le Fonds monétaire international (FMI), qui a suspendu ses prêts auprès du Mozambique, et négocier un plan de sauvetage de l’économie mozambicaine plongée dans une crise sans précédent. La dette publique du Mozambique – un des 15 pays les plus pauvres au monde, selon le FMI – devrait atteindre 130% du PIB en 2016, contre 86% en 2015, selon une note du ministère des Finances présentée à ses créanciers à Londres. Le représentant du FMI au Mozambique, Ari Aisen, a salué mercredi l’initiative des autorités, qui « vise à engager des discussions avec certains créanciers pour remettre la dette du Mozambique sur le droit chemin ». « L’équipe du FMI se tient prête à assister le gouvernement dans ses efforts », a t-il ajouté dans un communiqué. Le Mozambique s’est retrouvé en avril 2016 au cœur d’un scandale politico-financier avec la révélation d’emprunts cachés contractés par des entreprises publiques pour 1,4 milliard de dollars. Selon Maputo, ces emprunts étaient destinés à financer l’achat d’embarcations militaires et de matériel de défense. Ils s’ajoutent à une obligation de 850 millions de dollars contractée opaquement en 2013 par l’entreprise publique Ematum pour une commande de 30 embarcations aux chantiers navals des Constructions mécaniques de Normandie de Cherbourg (ouest de la France).A la suite de ces révélations, le FMI a suspendu ses prêts, suivi de la Banque mondiale et des pays donateurs, dont les contributions représentaient 10% du budget mozambicain.
AFP