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Le parti présidentiel gabonais a ouvert vendredi son congrès ordinaire sous le thème de la « régénération », alors qu’il traverse de graves dissensions internes et tente de se remettre en selle plus d’un an après l’élection présidentielle mouvementée d’août 2016. Le président Ali Bongo Ondimba a inauguré au stade d’Angondjé (nord de Libreville) le début des travaux du 11e congrès ordinaire du Parti démocratique gabonais (PDG), ont rapporté les médias publics Ce congrès de trois jours, qui se déroule en présence de partis « amis et alliés », devrait permettre de « régénérer » et de « revitaliser » l’ancien parti unique (jusqu’en 1991) qui garde une large majorité aux deux chambres du Parlement, selon la terminologie mise en avant par les organisateurs. Dans une pays toujours marqué par les violences post-électorales ayant suivi la réélection contestée d’Ali Bongo Ondimba, le PDG, qui fêtera bientôt ses 50 ans, traverse une grave crise interne et serait même menacé de disparition, selon les commentateurs. Un parti qui donne l’impression d’être « essouflé, affaibli, empêtré dans les divisions nés des guerres de leadership, batailles de clochers entre cadres », avec « peu d’espace de liberté, et comble de malheur, un appareil exécutif incapable de mettre fin aux clivages », résumait vendredi matin le quotidien pro-gouvernemental l’Union. « Le renouveau ou la mort », titrait ce journal, pour qui ces trois jours de congrès se déroulent « dans un contexte explosif » et « ne seront pas de trop pour se montrer à la hauteur des enjeux ».AFP