Partager

Quelques ruisseaux descendant ses pentes, y ont ouvert ici et là de belles échancrures, favorisant la communication entre le nord et l’ouest. L’une d’elles, excentrique, a permis le passage du chemin de fer Dakar-Niger, l’autre ouvre l’accès aux deux quartiers perchés de Bamako, le Point G occupé par le grand hôpital et le point F ou Koulouba, où se sont installés successivement le gouvernement du Soudan et la Présidence de la République du Mali et autres institutions de la République (CESC – Conseil économique social et culturel, Secrétariat général du gouvernement – SGG, etc.)

Cette petite vallée encaissée, serait naguère couverte d’une brousse importante le <> ou <> sur lequel nous reviendrons une autre fois en détail), dont le développement de la ville aurait entraîné le déboisement sauvage et à peu près total. Avec comme conséquences, une érosion si intense et dévastatrice que l’on voit apparaître des milliers de surfaces rocheuses dénudées et des tables latéritiques stériles.

Ce phénomène ne continue t-il pas de nos jours? Le fameux conservatoire des arts et métiers (comme s’il n’existait pas un autre emplacement plus approprié et adapté pour ce genre d’investissement) en témoigne.

Présentation technique
Face à cette situation le Gouvernement du Soudan d’alors décida et entreprit de revivifier tout ce secteur, avec le concours d’organismes compétents, comme le Service des eaux et forêts, ainsi que l’Institut français d’Afrique noire – IFAN.

L’ancien directeur de l’IFAN le Professeur Monod, disparu il y a quelques années, de passage à Bamako en 1943, vit tout de suite l’intérêt qu’on pourrait tirer de ce site en l’aménageant en parc. A cet effet, il installa comme premier directeur de la section IFAN du Soudan, un botaniste, professeur de sciences naturelles, qui jeta les bases du jardin botanique. M. Fauque, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ingénieur horticole, qui avait déjà réalisé avec bonheur les jardins de la Corniche à Dakar, fut appelé à Bamako pour concevoir l’architecture du parc. Il a pendant longtemps continué de prodiguer ses soins à cette œuvre, dont il assura durant une bonne période la direction.

Bien que l’ensemble forme un tout qui porte le nom de  » Parc biologique « , parce que voulant être un reflet de la vie, telle qu’elle se développait alors dans le milieu soudanais, la nécessité pratique des aménagements du site et l’obligation de cloisonner les animaux, ont entraîné la distinction du parc en deux unités complémentaires : le parc botanique et le parc zoologique…(à suivre).