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En cette période hivernale, les femmes ménagères souffrent beaucoup de la disparition et la cherté des produits, notamment les légumes et tubercules. L’oignon qui est au centre de toute cuisson, n’est pas à la portée des bourses de la plupart des femmes ménagères. Le kg coûte 550 FCFA à Niono et 600 FCFA dans les autres marchés. Ce qui fait que bon nombre de femmes évitent de préparer des sauces dans lesquelles l’oignon est beaucoup plus utilisé.

Certaines, le remplace purement et simplement par la fourche ou l’aubergine. Ce qui, aux dires des certaines femmes, rend fade la sauce. C’est l’occasion de rappeler aux ménagères d’essayer les oignons séchés pour donner un coup de pouce à nos transformatrices qui contribuent par ce procédé à mettre en valeur nos produits agricoles.

Du côté des tubercules, la pomme de terre se voit à peine. Si on en trouve, c’est généralement pourri.

Il faut noter qu’il y a deux catégories de pomme de terre sur le marché : celle qui provient du Sénégal et celle de Kati, mais celle Kati est la plus convoitée. Actuellement sur le marché, on ne trouve que celle en provenance du Sénégal, au prix de 600 FCFA le kg dans tous les marchés de Bamako. Alors qu’en temps normal, le kg ne dépasse guère 400 FCFA, quand c’est vraiment cher. En certaines périodes de l’année, on peut l’acquérir à 175FCFA le kg.

En cette période pluvieuse, la pénurie de légumes et de tubercules s’ajoute au manque de praticabilité de certains marchés de la ville, pour rendre la tâche des ménagères de plus en plus rude.

F Mah Thiam KONE

30 Juillet 2010.