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Le lancement de ce projet est au cœur de la conférence des directeurs généraux des postes qui s’est ouverte hier au Grand hôtel de Bamako. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, en présence du représentant de l’Union postale universelle, Claude Defoundoux et de celui du groupe « La Poste » de France, Henri Biadala.
Le projet UPU/FIDA qui s’étend sur 2010 concerne six pays : Bénin, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Sénégal et Mali. Son objectif est de permettre le transfert d’argent par voie électronique dans certaines zones rurales des pays cités. Le coût de l’opération est estimé à 384 000 euros soit environ 251,5 millions de Fcfa financés par l’UPU et le FIDA.

Au cours de la présente rencontre qui regroupe aussi les chefs des projets nationaux UPU/FIDA, les participants vont évaluer le chemin parcouru dans le processus de construction d’un réseau de paiement électronique par l’UPU en Afrique, prendre des mesures pour pérenniser les acquis et ouvrir de nouvelles perspectives.

Il s’agit précisément pour eux d’identifier les localités de chaque pays concerné par le projet, de définir les besoins de chaque pays, afin d’élaborer les étapes de mise en oeuvre du projet, a expliqué Claude Defoundoux.

Depuis 2005, l’UPU a fait des services postaux africains une priorité à travers l’élaboration d’un plan de développement régional pour le secteur postal. L’objectif d’une telle démarche est d’impliquer le continent dans le réseau postal mondial en sorte que le service de paiement électronique de l’UPU se fasse dans des conditions sécurisées et à faible coût, a expliqué le représentant de l’Union postale universelle.

L’avantage de ce service est de créer les conditions sûres du transfert de l’argent des migrants, de favoriser le développement du commerce électronique et l’accès des pays africains aux marchés extérieurs, a indiqué Claude Defoundoux. La création du réseau mondial de paiement électronique, a-t-il ajouté à ce propos, est une des actions stratégiques de son organisation. Il a, par conséquent, souhaité l’accompagnement des bailleurs de fonds pour étendre le réseau mondial de paiement électronique de l’UPU et en faire un succès conformément aux recommandations du 24è congrès postal universel tenu à Genève en août 2008.

Mme Diarra Mariam Flantié Diallo s’est réjouie du fait qu’en plus du mandat express international (MEI), le projet UPU/FIDA permettra de faciliter les transferts de fonds pour les migrants et de favoriser la coopération commerciales entres les pays.

Au moment où la concurrence et la substitution électronique font baisser le volume du courrier postal, l’une des meilleures pistes qui s’offre aux entreprises postales est le développement des services financiers postaux a estimé le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies.
Les transferts financiers des travailleurs africains constituent la deuxième source de financement externe et dépasse largement l’aide publique au développement, a constaté Mme Diarra Mariam Flantié Diallo qui a invité les administrations postales à offrir aux migrants un accès aux services financiers postaux, à favoriser l’harmonisation des réseaux de paiement et aider à transformer l’épargne des migrants en investissements productifs.
Le projet UPU/FIDA permettra de promouvoir le développement durable au plan économique, social et culturel, a souligné le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies qui a réitéré l’engagement de notre pays à soutenir du projet.

Be COULIBALY

Essor du 04 mars 2009