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Le « oui » l’a largement emporté lors du référendum constitutionnel en Mauritanie, ce qui constitue pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz une nette victoire que l’opposition refuse de reconnaître. L’opposition radicale, réunie dans une coalition de huit partis et organisations, avait appelé au boycott du scrutin. Cet appel au boycott avait obtenu le soutien d’un grand nombre de personnalités politiques, aussi diverses que des conservateurs religieux et des militants contre l’esclavage.Un des principaux enjeux du scrutin, qui s’est déroulé à l’issue d’une campagne houleuse émaillée de violences lors de manifestations de l’opposition, était le taux de participation. Il a été de 36% à Nouakchott, la capitale, et a atteint jusqu’à 80% dans des zones rurales et isolées de l’ouest, selon la commission électorale. Lors de la campagne électorale, le président a également fait face à une fronde du Sénat, pourtant majoritairement favorable au pouvoir, qui s’est cabré contre ce texte signifiant sa disparition.Le dernier jour de la campagne, jeudi, a été à nouveau marqué par des interventions musclées de la police, qui a dispersé à coups de gaz lacrymogène et de matraque des opposants dans trois quartiers de Nouakchott. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU s’était alors dit « préoccupé » par le climat de la campagne. AFP.