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L’Afrique du Sud, secouée par une crise sans précédent à la suite de la démission forcée du président Mbeki, était vendredi soulagée par la célérité de la prise en main du nouveau chef de l’Etat, Kgalema , qui a formé la veille son gouvernement. Dès vendredi, la confédération syndicale Cosatu a appelé à la mise en œuvre rapide d’une réorientation sociale décidée lors du congrès de l’ANC, en décembre 2007. Dans son discours inaugural jeudi, M. Motlanthe a promis de suivre la politique définie lors de ce congrès, tout en soulignant qu’il ne changerait pas de ligne économique. L’ex-président et son ministre des Finances M.Manuel, reconduit jeudi dans ses fonctions, ont ouvert le pays aux investissements étrangers et mené une politique budgétaire stricte, qui a porté l’Afrique du Sud à une croissance soutenue. Mais la chute brutale le week-end dernier de celui qui a dirigé le pays pendant neuf ans, si elle a été précipitée par ses manœuvres pour barrer la route de la présidence à son rival Zuma, a aussi pour raison profonde l’exaspération des plus pauvres, exclus de cette croissance. (AFP)