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Le nouveau Parlement somalien était réuni lundi à Mogadiscio pour élire un président pour ce pays plongé dans la guerre civile et privé d’autorité centrale effective depuis 21 ans. La plupart des analystes expriment cependant leur scepticisme, estimant que le processus en cours risque de reconduire au pouvoir les mêmes personnalités, dont le nom est parfois associé à des scandales de corruption, notamment de détournement d’aide humanitaire. Le président sortant à titre transitoire, Sharif Cheikh Ahmed, candidat à sa propre succession, a nous assuré pour sa part lundi « qu’il était absolument honnête et que l’argent ne jouerait aucun rôle dans (sa) réélection ». L’approche de la présidentielle a donné lieu à de féroces affrontements, orchestrés autour des lignes claniques au cour de la vie politique somalienne. Le Conseil de sécurité de l’ONU a mis en garde contre des pratiques « d’intimidation », se disant prêt à « des actions contre les individus dont les actes menacent la paix, la stabilité ou la sécurité de la Somalie ». 229 députés étaient présents — sur un total de 275 qui doivent siéger à terme — pour départager 25 candidats à la présidence, qui ont tous versé 10.000 dollars pour pouvoir se présenter. Parmi les principaux candidats à la fonction suprême figure aussi le Premier ministre sortant Abdiweli Mohamed Ali, formé aux États-Unis. AFP.