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Les dissidents du parti ultra-majoritaire depuis la chute de l’apartheid en Afrique du Sud vont déposer lundi le nom de leur formation, le Congrès démocratique d’Afrique du Sud, a annoncé un de leurs leaders. « Nous nous en occupons ce matin », a précisé l’ex-Premier ministre de la province du Gauteng, Mbhazima Shilowa, sur la radio SAFM. Samedi, des milliers de dissident du Congrès national africain (ANC), le parti issu de la lutte contre le régime ségrégationniste blanc ultra-majoritaire au Parlement, ont adopté une résolution jetant les bases d’un programme pour la nouvelle formation, qui doit être créée le 16 décembre. Les analystes prédisent qu’elle pourrait devenir une force majeure défiant la mainmise de l’ANC sur la politique sud-africaine depuis les premières élections multiraciales en 1994. Emmenés par l’ancien ministre de la Défense Mosiuoa Lekota, les dissidents ont élevé au rang de leurs priorités l’élection du président de la République au suffrage universel direct et non plus par le Parlement. Mais ils nient vouloir servir les intérêts du président évincé, qui n’était pas présent à l’assemblée de samedi. (Afp)