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Le président du Mouvement Horizon 2013, Adama T. Coulibaly est très indigné par la gestion faite du cas Kidal dans la libération de notre pays. Il ne comprend pas pourquoi, jusqu’à présent l’armée malienne n’arrive pas à accéder à Kidal et accuse la France d’attitude paternaliste envers notre pays. Aussi, il réclame une justice pour les victimes de la crise et demande l’extradition des membres du MNLA présents en France pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice malienne.

Le président du Mouvement Horizon 2013 (M-13) a animé le samedi 1er juin 2013 à la Maison des jeunes de Bamako un point de presse. Une rencontre avec les hommes de médias qui lui a permis de passer en revue l’actualité nationale.

C’est l’équation Kidal qui a été l’objet principal de ce point de presse. Sur la question, le président du M-13 a prévenu qu’on n’acceptera pas des élections sans le déploiement de l’armée malienne à Kidal parce que cela s’appelle aller tout droit au mur et cautionner de fait la partition du pays.

Pour le président du M-13, c’est l’armée qui doit aller en premier lieu pour préparer le terrain à l’administration civile comme cela a été le cas dans les différentes villes libérées telles que : Gao, Tombouctou, Douentza, Léré, Gossi, etc.

Le président Coulibaly s’est montré très hostile au paternalisme de la France à l’égard du Mali. C’est pourquoi il a dit que : « L’ingérence de la France dans notre souveraineté n’est pas acceptable. Le Mali est un Etat souverain qui doit être respecté. Des propos du genre « je serai intraitable sur la tenue des élections » de François Hollande et l’imposition du 28 juillet pour le 1er tour de la présidentielle, sont des faits qui font mal aux Maliens ». Il a ajouté que tant que Kidal n’est pas libéré, on ne peut pas aller aux élections.

Adama T. Coulibaly d’expliquer que le MNLA est un groupe de bandits, terroristes, manipulés par certains milieux et avec lesquels on ne devrait pas accepter de discuter, car le faire, c’est trahir purement et simplement la mémoire des soldats qui ont été exécutés à Aguelhok, Tessalit, Ménaka.
Et les mandats d’arrêts nationaux et internationaux dans tout ça ?, s’interrogera-t-il. Selon lui, au nom de la coopération judiciaire qui existe entre le Mali et la France, les membres du MNLA qui continuent de narguer le peuple malien sur les plateaux médiatiques français devraient être extradés pour être jugés d’autant plus que la justice malienne a lancé des mandats d’arrêts nationaux et internationaux.
Le président du M-13 de se demander si la Commission dialogue et réconciliation (CDR) a sa raison d’être et même si c’était le cas, elle devrait être plutôt baptisée Commission vérité, justice et réconciliation.

Ce qui allait permettre, dira-t-il, aux ATT, Dioncounda et les différents ministres de la Défense de répondre de leurs actes. Les victimes, c’est-à-dire ceux qui ont été violés, volés, amputés ont droit à la justice, a défendu M. Coulibaly.

Abdoulaye Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 4 Juin 2013