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Il est d’abord nécessaire de faire appel à l’esprit patriotique de tous les Maliens en général, de Kayes à Sikasso, en passant par Koulikoro et Ségou, plus particulièrement ceux du septentrion malien.

En effet, les fils de cette partie du Mali doivent se donner la main pour contribuer positivement, chacun à sa façon, afin de sortir notre terroir de ce gouffre dans lequel il s’est retrouvé dans ces dernières années. C’est le lieu de lancer un appel à tous les ressortissants du septentrion malien pour qu’ils refusent de tomber dans le piège de la division que leur proposent certains esprits malveillants.

Nous voulons parler justement de l’application des différents accords, du pacte national à l’accord d’Alger, entre le gouvernement malien et la rébellion, engendrant les récents évènements du 23 mai 2006 et du 11 mai 2007 par le fameux Lieutenant colonel Hassan Fagaga et Ibrahim Bahanga et leurs hommes, en complicité avec Lyad Ag Aghaly, afin de sauvegarder des intérêts personnels.

En son temps, nous avons attiré l’intention des autorités maliennes sur l’évidence qu’on arrivera à un moment où le pacte engendrerait une multitude de frustrations, tant au niveau des Touaregs qu’au niveau des sédentaires qui se sentiraient marginalisés au profit de leurs autres frères. Et cela n’est nullement dans l’intérêt d’aucune couche des populations du septentrion malien.

Aujourd’hui, les populations du septentrion n’ont plus besoin d’injustice. Elles souhaitent que les autorités de la République les considèrent sur le même pied d’égalité que les autres composantes de la nation, afin qu’une nouvelle ère d’espoir puisse rayonner sur cette grande partie du Mali, meurtrie et abandonnée pendant plusieurs décennies. C’est là que se trouve le salut du peuple malien.

Nous avons dit, en son temps, qu’il va arriver que des hommes et des femmes prêtent le serment devant le Drapeau et les autres institutions mais pour le violer plus tard. Nous en appelons à la responsabilité des autorités afin de réfléchir sur cette question et comprendre que la situation pouvait un jour rebondir. Il était nécessaire que des répondants fûssent trouvés de manière à prévenir ensemble les dangers qui menaçaient de perturber tous les acquis.

Aujourd’hui, l’heure est venue pour les vrais patriotes d’œuvrer pour la préservation de la stabilité, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

Le Mouvement patriotique malien Ganda Koy, fidèle à sa mission, reprend le maquis sur toutes ses formes dans tout le septentrion malien.

Après plusieurs désertions, il y a eu réinsertion et intégration, toujours côté arabes et touaregs ou même tamashek.

Aujourd’hui, l’heure est au bilan de plusieurs décennies de rebellion, de désertion et de révolte conduisant le Mouvement patriotique malien Ganda Koy à poser un certain nombre de questionnements : A quand le retour définitif de la sécurité dans le septentrion ? Et à quelles conditions et avec qui ? Les gouvernants ont-ils les moyens (matériels et financiers ; humains etc….) de leur politique de sécurité et de protection des communautés et leurs biens dans le septentrion ? N’ont-ils pas favorisé la recrudescence de l’insécurité dans les régions du nord ? Qui conseille les autorités pour le retour définitif de la paix dans le septentrion malien ? Dans quel intérêt le gouvernement actuel est-il en train de traîner les pieds inutilement ?

Pas, en tout cas, dans l’intérêt de la stabilité et de la confiance retrouvée entre tous les fils du septentrion malien. Pour preuve, il suffit de jeter un coup d’œil sur l’intégration des ex-combattants du Mouvement patriotique Ganda Koy, qui s’est déroulée d’une manière peu reluisante. L’attitude du gouvernement actuel ne cache pas quelque chose ?

Face à ce tableau qui en dit long, nous sommes en droit de nous demander si, réellement, il existe un minimum de volonté politique chez nos dirigeants visant à résoudre définitivement cette question du Nord. Comment croire à une paix, quand on continue de distribuer, à présent, des sommes faramineuses de plus de 2 000 000 FCFA par individu à des rebelles qui n’ont d’objectif que de s’armer contre leurs propres frères en vue de prendre un jour le pouvoir au Mali.

Cela ne peut que continuer à troubler les esprits des Maliens. La paix est un comportement, a dit, en son temps, le patriache Félix Houphouët Boigny.

Il ne s’agit pas de brûler des armes pour dire : voilà, nous avons abouti à la paix ou de faire semblant de lutter contre la prolifération des armes légères qui continue à renforcer l’insécurité dans le septentrion.

La paix se gagne chaque jour à travers les actes posés dans le sens de l’apaisement dans le but de conquérir la confiance des gouvernés. Voilà des tâches auxquelles nos gouvernants actuels doivent s’adonner afin de faire avancer le dossier brûlant du nord au lieu d’intégrer des bandits armés et même des mercenaires militaires dans notre armée nationale et toutes nos structures nationales.

Il faut noter que la majorité des Touaregs sont des mercenaires du Moyen Orient. Ils sont venus de la Libye, de la Syrie et du Liban. Ils ont été principalement formés dans les pays arabes et ont pris part aux guerres du Moyen Orient.

Selon les termes même du Colonel Hassan Fagaga sur Internet, je cite «j’ai même vécu le siège de Beyrouth en 1982». Nous attirons l’attention des responsables sur un passage de l’interview de Fagaga datée du 24/06/2007. «Il y a beaucoup des problèmes auxquels est confrontée la région de Kidal et nous avons dit qu’il fallait un statut particulier pour la région. Le gouvernement voit cette revendication comme une menace de l’intégrité du pays alors que nous y voyons au contraire un facteur de stabilité. Le gouvernement voit les choses différemment et aujourd’hui, nous sommes dans l’impasse. Personnellement, je ne vois aucune solution dans l’état actuel des choses. Il faut savoir qu’après l’indépendance du Mali en 1960, au moment où les Français s’apprêtaient à quitter la région, nous, le peuple noir, nous ne l’avions jamais connu. Nous ne savions rien de cette partie du Mali. Quatre responsables sont venus (de Bamako) et ont dit à nos notables : choisissez entre nous et la France. Nous, nous sommes des musulmans comme vous, alors que eux sont des «Koufar». L’erreur a été donc commise dés le départ» (fin de citation).

A ce genre des personnes, peut-on confier la responsabilité d’une unité spéciale dans la perspective de l’associer à l’opération de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel ? Il n’y a pas plus terroristes que Fagaga et ses hommes.

Déjà, une unité d’environ 200 éléments des rebelles ou même terroristes est stationnée à Tinizi, selon le même Fagaga.

Les différents accords, Pacte National, accord d’Alger sont tous une manière de renforcer la rebellion au Nord. Les primes de cantonnement, l’intégration dans l’armée et dans les différents corps permettent un renforcement progressif des capacités et un apport en matériels et équipement des rebelles pour pouvoir combattre le gouvernement.

Les deux millions (2 000 000) francs CFA offerts à chaque combattant et leur insertion dans la vie socio-économique leur permettent de bien viser leur cible tant bien que mal pour un jour prendre le pouvoir à Koulouba. Une rébellion ne se déclenche jamais sans objectif visé à court ou à long terme.

Pour contrer toutes les ambitions des Touaregs au Nord qui continuent à réclamer un statut particulier de Kidal et une indépendance de leur fameux Azawad, dans la perspective de prendre tous les sédentaires comme esclaves, les Mouvement patriotique malien Ganda Koy a pris le devant en plaçant ces hommes aux points stratégiques du septentrion malien.

Le Mouvement patriotique malien Ganda Koy a très bien compris là où se trouve désormais l’intérêt des ses communautés et ne se laisse plus abuser en le faisant tomber dans une piège quelconque qui pourrait lui être préjudiciable.

Nos hommes avertis sont sur leur garde sur le terrain et sur tous les points stratégiques du septentrion malien.

Nous ne sommes plus prêts à laisser notre patrie aux mains des rebelles qui en font une source de revenu inépuisable.

Nos hommes mettent en garde le pouvoir et la rébellion pour autre aventure sur le terrain et sont prêts à combattre les bandits qu’on intègre dans notre fonction publique et dans nos forces armées nationales afin de profiter des biens de l’Etat pour mieux nous combattre.

Fagaga, Iyad Ag Ghali, Bahanga, cherchent une indépendance pour la république d’Azawad à travers une politique d’intégration dans les services de sécurité, de l’armée, de la garde nationale et dans les ministères.

Pour la mémoire, pourquoi un rebelle intégré en 1996 devient Lieutenant-Colonel directement tandis que les militaires recrutés de 1985 ou même avant n’ont pas atteint ce grade. Où sont les combattants de la guerre Mali-Burkina en 1985, ceux de 1963 contre la première rébellion selon Fagaga et de 1990-1995 contre les mêmes rebelles ?

Si le Mali a peur d’assumer ses responsabilités, le mouvement patriotique malien Ganda Koy est sur le terrain sur tous les points stratégiques. Les combattants du Mouvement patriote malien Ganda Koy sont regroupés par milliers dans tout le septentrion malien.

Il n’est point superflu de dire que le septentrion reste malien et son développement doit bénéficier à l’ensemble des populations historiquement vouées à vivre ensemble, à passer et à agir de concert.

Dans tous les cas, les combattants du Mouvement patriote malien Ganda Koy, invitent les responsables du pays à plus de justice et d’équité dans le traitement des dossiers de réinsertion et d’intégration. Qui ne conseille pas bien le chef de l’Etat pour l’équité entre tous les fils du septentrion, doit être dégagé des affaires du septentrion malien.

Enfin, pas de paix sans le Mouvement patriote malien Ganda Koy.

En conclusion, au regard de tout ce qui a été dit et de ce qui passe actuellement, nous prenons à témoin les autorités du Mali, la société civile malienne, l’opinion nationale et internationale pour faire comprendre à ces ennemis de la paix et du développement du septentrion malien, que la paix en temps de paix est synonyme de concorde, de tranquillité des cœurs et des esprits, de tolérance.

En temps que processus, la paix a un parcours, un cheminement qui nécessitent plus de vigilance, d’encadrement et d’acte. Notre objectif principal est surtout l’instauration de la sécurité dans tout le pays et à ses frontières dans tout le septentrion malien. Enfin, pas de paix sans Ganda Koy, un mouvement patriotique loyal.

Nous combattrons tous les apatrides qui se dresseront sur notre chemin. Avec la dernière rigueur.

Plutôt la mort que la honte, Le Mouvement patriotique malien Ganda Koy

Aboubacrine H MAIGA

09 juillet 2007.