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Vous est-il déjà arrivé de souhaiter la mort à quelqu’un, au point de vous impatienter de cet évènement pourtant malheureux ? C’était le cas des collaborateurs d’Ousmane, un jeune entrepreneur. Suivez !

Ousmane était le genre de personne qui éprouvait un réel plaisir à dénigrer le travail de ses employés. Toujours dans son rôle de pervers narcissique, il dévalorisait tout en rabaissant ses subalternes dans une totale liberté. Ils ont tous fini par l’en vouloir à mort.

Vendredi dernier, tôt le matin, une nouvelle tombe dans le groupe privé des employés d’Ousmane. Le message disait: «J’ai le regret de vous annoncer le décès de notre cher patron Ousmane, survenu hier dans la soirée. »

Poisson d’avril ou pas, les collaborateurs du très cher Ousmane étaient plus que réjouis de cette tragique disparition. Alors pour en apprendre plus sur ladite triste nouvelle, chacun d’eux a décidé de se rendre d’abord au bureau. Puisque les obsèques étaient prévues après la prière du vendredi.

Une fois sur place, les employés d’Ousmane pensaient en apprendre sur les circonstances du décès par le biais de leur collègue qui a partagé la nouvelle. Mais à leur grande surprise, ce dernier n’en savait pas plus. Il aurait été informé par un parent du défunt.

Ainsi donc, chacun a vaqué à ses occupations en attendant l’heure des funérailles. Même si le patron de la boite venait de décéder, l’ambiance n’était pas du tout moisie. Bien au contraire, les petites blagues et les éclats de rire venaient de partout.

Soudain, une grosse voiture de la marque V8 klaxonne à l’entrée de l’entreprise. Identique à celle du patron, les yeux se braquèrent sur les portières dans la quiétude de savoir qui était le visiteur imprévu ! Et… C’était Ousmane ! Habillé d’un grand boubou en bazin blanc, il se dirigea vers ses locaux. Ses employés pris de panique, ne comprenaient rien. Pendant que certains prenaient leurs jambes à leur cou croyant avoir à faire un fantôme, d’autres plus stupéfaits sont restés glacés.

En fait, l’information n’avait pas été comprise. Un Ousmane était mort certes, mais ce n’était pas leur patron. Le défunt était l’homonyme et l’oncle paternel d’Ousmane, donc avec le même nom de famille. Ainsi, le mort n’était pas vraiment mort…

Soumba Diabaté

@Afribone