Partager

Le «Monsieur de l’opposition» Oumar Mariko : en désespoir de cause

Il s s’agit de Dr Oumar Mariko. Allias Che Guevara, pour ceux qui soutiennent ses idéaux. D’autres d’autres préfèrent l’appeler l’ « Avocat des voix désespérées ». Mais, bien au contraire, pour ceux qui le défient, c’est un véritable Satan en personne, car, à leurs yeux, l’élu de Kolondièba ne sait que de verser de l’huile sur le feu à chaque fois que l’occasion se présente.

jpg_une-854.jpgDurant la semaine écoulée, le secrétaire général du parti SADI s’est rendu à la maison du peuple de Koulikoro. Ici, à en croire à nos correspondants, il a animé une conférence d’informations uniquement à l’intention des désespérés de l’usine HUICOMA, ceux qui se sont retrouvés en chômage depuis la fermeture de ladite usine. Objectif de la rencontre : expliquer aux participants comment se battre pour la reprise des activités de l’HUICOMA.

Là, à la maison du peuple de Koulikoro, M. Mariko semblait être certainement sur une autre planète. Imaginez-le devant tous ces regards affaiblis sans espoir, ces visages privés du moindre sourire depuis des années ! L’occasion était tellement belle pour lui à saisir ! Il ne lui suffisait que de souffler quelques doux mots pour se faire apprécier.

En clair, et selon nos informations, le conférencier aurait recommandé à ses interlocuteurs d’ « aller dire » à Sidi Sosso Diarra d’intervenir auprès du premier ministre en vue de retirer l’HUICOMA des girons de Tomota. Car, aux yeux de M. Mariko, c’est seul M. Sosso Diarra, ex-vérificateur de la République du Mali et désormais Conseiller de transition à la primature, qui serait le mieux placé en ce moment opportun pour défendre cette cause.

A ceci, il fallait ajouter quelques mots pour redonner espoir aux participants : « Sidi Sosso Diarra, c’est lui qui pourra vous aider, car en sa qualité de vérificateur général, il avait indiqué lors d’une interpellation à l’Assemblée Nationale que l’Huicoma pouvait être retirée à Tomota. Unissez-vous, il y a toujours une lueur d’espoir pour la réouverture de l’HUICOMA.»

Par ailleurs, les débats ont porté sur autres sujets. Il a longuement parlé du régime déchu, de la CEDEAO et de l’accord cadre. Et aussi de la transition : «Dioncounda n’est pas le président de la transition. » A-t-il grommelé !

Nombreux sont les protagonistes qui ont assimilé cette rencontre à quelque chose d’insensée, surtout en cette période de crises que traverse notre pays. De leurs avis l’opposition dans une démocratie, ça se fait soit contre un régime, soit contre un homme politique et non contre le pouvoir d’achat d’un simple opérateur économique.

vive l’opposition malienne

DJIBI

Maliba Info du 3 Juillet 2012