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« Les intentions d’importation délivrées montrent qu’il n’y aura pas de pénurie de produits de première nécessité sur le marché durant le mois de ramadan. En fin septembre, on aura suffisamment de riz pour approvisionner abondamment le marché ».

Cette assurance est du ministre de l’Industrie et du Commerce, Choguel K. Maïga qui a reçu le 6 septembre dernier dans la salle de conférences de son département les importateurs des produits de première nécessité (riz, mil, sucre, lait…).

La rencontre d’échanges, qui intervient à quelques encablures du mois béni de ramadan, visait à faire le point de l’approvisionnement du marché en denrées de première nécessité fortement consommées pendant ce mois qui se caractérisait jusque-là par une flambée des prix.

De cette rencontre, l’on retiendra qu’il n’y a pas d’inquiétude au sujet de l’approvisionnement du marché. Les tonnes de stocks disponibles évoqués par le ministre le démontrent.

Pour le riz dont la consommation mensuelle est de l’ordre de 56 000 tonnes, les stocks des commerçants grossistes sont estimés à plus de 31 000 tonnes.Pour les céréales sèches, ce sont 616 tonnes pour le mil, 459 tonnes pour le maïs, 820 tonnes pour le sorgho sans occulter les stocks de l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) arrêtés à près de 38 000 tonnes.

Pour le sucre, la consommation mensuelle étant de l’ordre de 9000 tonnes, les stocks des grossistes en fin août étaient de 13 000 tonnes.S’agissant du lait en poudre, les commandes lancées sont de l’ordre de 15 000 tonnes. Pour la farine, l’huile, le thé, la situation est jugée normale.

Toutefois, s’il n’y a pas d’inquiétude en ce qui concerne l’approvisionnement du marché, la grande inconnue reste la stabilité des prix de certains produits comme le sucre. La tension que connaît ce produit depuis un certain temps n’échappe à personne.

Il trouve son fondement « dans la hausse vertigineuse du prix du pétrole. Il y a également le fait que beaucoup de pays utilisent leur sucre pour faire du carburant. Raison pour laquelle l’offre a baissé sur le marché », a expliqué le ministre.

Les opérateurs ont assuré que les risques d’inflation sont écartés au regard des stocks disponibles et des intentions d’importations délivrées.

Mohamed Daou

08 septembre 2006.