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Le ministre Moussa Sinko Coulibaly, hier face aux PTF à propos de la présidentielle : «Matériellement et techniquement, il n’y a aucun problème à la tenue du scrutin le 28 juillet »

« Le Gouvernement n’a jamais fixé deux dates pour le élections et il n’y en aura pas deux. Quand la date des élections a été fixée dès le départ, c’est le 28 juillet que nous avons retenu pour l’élection présidentielle et nous n’avons jamais changé de position. Le Ministère de l’Administration Territoriale, chargé de l’organisation des élections, n’a jamais eu d’autres attitudes que de tout mettre en œuvre pour la tenue de l’élection présidentielle, le 1er tour le 28 juillet et, s’il y a lieu, le second tour le 11 août « . C’est en des termes aussi clairs que le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire, Moussa Sinko Coulibaly s’est adressé, hier mardi 2 juillet, dans la salle de conférence de son département, aux partenaires techniques et financiers (PTF).

Depuis quelques jours, les informations faisaient état d’un éventuel report de la date du premier tour de la présidentielle. Face à cette situation, le ministre de l’administration territoriale a profité d’une rencontre hier avec les PTF pour mettre les choses au point.

Aux dires de Moussa Sinko Coulibaly, le gouvernement a fixé dès le départ le 28 juillet pour le premier tour et reste sur cette position et met tout en œuvre pour respecter cette échéance. « Nous mettons tout en œuvre à cette fin et ce qui semblait être un obstacle pour la tenue de l’élection présidentielle sur l’ensemble du territoire national, ne doit plus exister avec la signature des accords de Ouagadougou. Actuellement des équipes, au sein de la commission mixte sont en train de s’activer pour que l’élection présidentielle du 28 juillet à Kidal soit une réalité. Donc je ne vois pas pourquoi nous allons changer de cap par rapport aux délais que nous nous sommes nous-mêmes fixés en toute liberté « a souligné avec force le ministre.

Dans la foulée, il a tenu a préciser que son département est le seul maître d’œuvre de l’organisation des élections contrairement à l’apparence qu’il y a plusieurs acteurs. » Ici au Mali, il y a en apparence plusieurs structures chargées de l’organisation des élections, mais j’aimerais préciser qu’en réalité, il n’y en a pas plusieurs: il y a une seule structure chargée de l’organisation et cette structure, c’est le Ministère de l’Administration Territoriale; c’est le ministère qui a décidé de la date des élections et s’il y a report, c’est encore le ministère qui va décider de la date du report des élections. Et comme je l’ai dit, nous avons fixé le 28 juillet parce que nous savons que nous pouvons maintenir le 28 et nous n’allons pas changer de date » a t-il ajouté.

Moussa Sinko Coulibaly n’a pas ignoré les inquiétudes de certains acteurs par rapport au retard dans la distribution des cartes NINA. Il dira ainsi : « Il semble qu’il y a certains acteurs politiques qui s’inquiètent du vote concernant certains électeurs, ou des jeunes devenus majeurs, qui ne fuguraient pas sur les listes électorales. Ce que j’aimerais rappeler, c’est que quand nous avons décidé de faire le choix du fichier électoral, c’est-à-dire en optant pour le RAVEC, c’était en liaison avec les partis politiques et surtout à leur demande que le choix du RAVEC a été fait.

Avant cela, il y a eu une évaluation du RAVEC et un audit du fichier consensuel qui nous a permis de conclure que chaque fichier avait ses avantages et ses inconvénients, mais qu’en dernier ressort, le RAVEC nous permettait de faire un progrès considérable par rapport au choix de l’ancien fichier. Donc les difficultés évoquées actuellement n’ont pas été découvertes seulement ce matin ou il y a quelques semaines.

Nous en étions informés depuis le départ, mais nous étions devant un choix et nous avons fait le choix qui nous permette de faire des progrès, d’améliorer notre système électoral et s’il y a lieu à l’avenir, nous allons continuer à l’améliorer. Il fallait soit rester sur l’ancien fichier ou aller vers un fichier qui permette d’améliorer l’identification de l’électeur, d’éviter les votes multiples et aussi d’éviter le témoignage qui a conduit à beaucoup d’abus dans le système auparavant « .

En somme, l’orateur estime avec assurance : « Matériellement et techniquement, il n’y a aucun problème à la tenue du scrutin… Nous mettons en place les conditions techniques, matérielles et de sécurité pour permettre à chacun des 6,8 millions d’électeurs (y compris les réfugiés) de pouvoir participer au vote. Nous sommes confiants que nous allons faire de très bonnes élections ! «

Youssouf CAMARA

L’Indépendant du 3 Juillet 2013.