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« Les huileries qui ne répondent pas aux critères de qualité et d’hygiène demeureront fermées jusqu’à ce qu’elles se mettent en règle ».

C’est en substance le message du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce Ahmadou Abdoulaye Diallo qui était mardi 1er juillet face aux députés pour répondre aux questions orales du député Oumar Mariko, élu à Kolondiéba.
Le député Oumar Mariko interpellait le ministre sur la fermeture d’huileries à l’intérieur du pays.

Par arrêté ministériel, plus d’une centaine d’huileries artisanales qui, semble-t-il, détenaient toutes des agréments, ont été contraintes de fermer en novembre 2006. L’Etat reprochait à ces usines de produire de l’huile impropre à la consommation.

Mais, à en croire le député Oumar Mariko, avec la fermeture de ces entreprises, plus de 600 personnes ont perdu leur emploi entraînant des conflits entre employeurs et employés et les employeurs font l’objet de harcèlement de la part des banques et divers créanciers, dont la Banque nationale de développement agricole (BNDA) pour recouvrer leurs créances.

Pour Dr. Mariko, la fermeture de ces huileries remet en cause, la volonté affirmée par le gouvernement de faire la promotion des PME et PMI. Le député a trouvé que la mesure du ministère ne sied point, eu égard à la cherté de l’huile. Il a insisté afin que le ministère revienne sur sa décision.

Pour le ministre Diallo, les huileries qui ne répondent pas aux critères de qualité demeureront fermées jusqu’à ce qu’elles aient acquise la technologie idoine et complète du raffinage d’huile.

Les huileries qui ont été fermées l’ont été parce que simplement elles produisaient de l’huile impropre à la consommation et représentaient un danger pour la santé de la population, a expliqué le ministre. A ses dires, l’huile impropre provenant de ces unités pourrait être source de maladies dont l’impuissance masculine, la paralysie…

Le ministre Diallo a indiqué que son département allait aider les opérateurs à acquérir les fonds nécessaires pour moderniser leurs installations afin qu’elles puissent participer pleinement à l’essor économique du pays.


Denis Koné

02 Juillet 2008