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Le dictionnaire définit la vérité comme le caractère de ce qui correspond à la réalité. De nos jours, La société est basée sur un rapport interhumain bien consolidé, une coexistence bien partagée jusqu’au point où des personnes perdent cette qualité qui fait l’essence de l’humanité : dire la vérité quel qu’en soit la situation. Pour, disent-ils, une manière bien adoptée pour protéger leurs proches.

Hors de l’aspect philosophique où on demanderait aux élèves ou étudiants de traiter ce sujet pour valider leurs examens, il attire aussi l’attention de plusieurs autres couches sociales. Dire la vérité est devenue une denrée rare, absente de nos habitudes. Cependant, dans le lot de ceux qui n’avouent pas souvent ce caractère vrai du discours, le font pour un mal nécessaire. Par conséquent, ils préfèrent transmettre le message contraire à leurs interlocuteurs.  Comprenez par là qu’on pourrait même mentir pour sauver la vie à une personne.  » Il y’a des personnes qui ne supportent pas les mauvaises nouvelles, elles sont sensibles. Surtout celles qui ont des maladies cardiaques, il faut éviter de les annoncer les nouvelles mortelles d’un de leur proche dans le feu de l’action. Cela peut entraîner d’autres morts. Au contraire, au lieu de les annoncer cette triste nouvelle, il est préférable de garder le silence pour un moment  » ; dixit Mohamed KONATÉ, juriste de formation.

Le mensonge est aussi un vecteur de réconciliation. En effet, à travers le langage falsifié, deux personnes en querelle peuvent être réconciliées. « J’ai une fois réconcilié deux de mes camardes avec le mensonge car, elles ne se parlaient pas. Je suis allée chez chacune d’entre elles, j’ai dit à chacune que l’autre lui présentait ses excuses. Quand elles se sont vues, elles se sont parlées. Jusque-là, je ne leur ai pas encore avoué la vraie histoire » ; S’est réjouie Mariam KAMPARA.

Dans les lieux de services, certains employés ne sont jamais à l’heure, ne terminent pas le boulot demandé dans le délai exige ou sortent à tout moment pour des commissions qui n’ont rien à avoir avec leur boulot. Pour protéger ces personnes moins vigilantes, des collègues se prêtent au jeu.  » Des personnes ne sont jamais sur place lorsqu’ils arrivent au boulot. Et quand le patron demande après eux, pour ne pas qu’elles perdent leurs boulots, nous sommes obligés de les couvrir  » ; a déclaré Missim Bah.

Ce que déplorent ces personnes de bonne foi qui disent la vérité pour aider, est que ce comportement devient un réflexe et une habitude de certaines d’entre elles qui le pratiquent. Un chemin qui n’est pas du tout approprié.

Adama SANOGO

@Afribone