Partager

Le suicide d’une fille de 16 ans, contrainte d’épouser l’homme qui l’avait violée, a fait l’effet d’un électrochoc au Maroc où se sont multipliés jeudi les appels à la réforme, voire l’abrogation, d’une loi qui fait du viol un simple délit et bénéficie plus au violeur qu’à sa victime. A cause de l’émotion suscitée, le gouvernement a largement consacré sa réunion hebdomadaire à l’examen de ce drame humain et de société. La ministre de la solidarité, de la femme et de famille Bassima Hakkaoui a reconnu un « vrai problème » et préconisé un « débat pour réformer cette loi« , sur la chaîne de télévision publique 2M. « C’est un cri de la société » a lancé une ex ministre, Mme Nouzha Skalli, qui occupait le même poste dans le gouvernement précédent. La présidente de la Fédération de la Ligue démocratique pour les droits de la femme, Fouzia Assouli, a indiqué que l’article de loi incriminé défend la « famille, les mœurs mais ne prend pas en compte le droit de la femme en tant que personne ». En Tunisie et en Algérie également, si la victime accepte d’épouser son violeur, celui-ci échappe aux poursuites. AFP.