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La seule réponse à l’occupation est la mise en place d’un mouvement Populaire de libération sur l’ensemble du territoire national. Il est nécessaire et indispensable que chaque mètre carré du Mali soit l’enfer pour les occupants de jour comme de nuit et que chaque malien soit un danger réel pour les renégats.

Dans les régions de Kidal, Gao, Tombouctou, doivent fleurir des brigades « SONI » qui, en attendant d’être mieux armées, utiliseront des cordes, des coutelas, des fusils, des objets de toute nature pour se débarrasser des occupants.

Dans les régions de Mopti, Ségou, Koulikoro, Sikasso, Kayes, fleuriront les brigades « SUNJATA » qui devront sévir en tout lieu, en toute circonstance et assurer le ravitaillement des brigades « SONI ».

Seul le peuple en arme est la réponse adéquate à l’occupation du territoire national par des renégats, des chasseurs de prime, de butins, des trafiquants de drogue. Les brigades « SONI » et « SUNJATA » doivent bénéficier de l’assistance technique et stratégique de la Garde Nationale, de la Gendarmerie Nationale, corps qui doivent être séparés de l’armée.

Parallèlement à cette lutte populaire, il faut procéder à la refondation de l’Armée Nationale, car en vérité l’Armée Malienne a cessé d’exister.

De corps d’élite dédié à la défense de l’intégrité, de l’honneur de la Nation, l’Armée, comme tous les services publics, est devenue un lieu de corruption, de course à l’enrichissement illicite, à commencer par les promotions sans fondement.

Proportionnellement aux effectifs des troupes, notre armée est la plus riche en Afrique d’officiers généraux et supérieurs.

Face aux mercenaires envahisseurs, tout ce beau monde s’est évanoui, enfui laissant la place à des officiers subalternes pour réussir un coup d’Etat de plus.

L’Etat malien est malade, malade de son armée, de son école, de toute son administration ; il est gangrené. La thérapie à appliquer ne peut être que chirurgicale, il faut couper les parties atteintes. Il faut mettre définitivement un terme à ce système honteux qui fait du pouvoir d’Etat le moyen le plus sûr d’enrichissement individuel, familial.

II nous faut revenir à nos valeurs de société qui font du travail, au sens noble du terme, le seul moyen d’enrichissement. Il faut absolument que le corrupteur et le corrompu soient honnis et que les stigmates soient visibles.

En vérité, la présente réflexion est une invite au capitaine Sanogo, Président du CNRDRE pour qu’il dise au peuple malien quand et comment il compte mettre un terme à la désintégration de l’Etat, du territoire national, et ce, dans un langage de soldat, c’est-à-dire clair, concis, net, sans contorsion politicienne.

Moussa Balla Coulibaly

5 avril 2012