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Les Objectifs du Millénaire pour le développement sont contenus dans la déclaration qui porte son nom et qui définit une vision du monde presque débarrassée de l’extrême pauvreté, un monde où grâce à la scolarisation universelle, il y aurait l’égalité des chances pour les filles et les garçons tout à l’école que plus tard dans la vie socio-économique et politique, un monde où les mères meurent moins en donnant la vie, un monde présentant l’avenir des générations futures à travers la conservation des ressources naturelles, un monde plus équitable, plus juste et plus solidaire envers les pays en voie de développement. En un mot, “un monde meilleur pour tous” à l’horizon 2015.

Au départ, les OMD constituaient une plate-forme minimum de 8 objectifs déclinés en dix huit cibles ou sous objectifs quantifiés. Mais des discussions menées au niveau international ont permis de définir un ensemble de quarante huit indicateurs consensuels permettant de mesurer les progrès accomplis par les différents pays dans la mise en oeuvre desdits objectifs.

Dans le souci d’adapter ces objectifs aux réalités et préoccupations nationales, le Mali, dans son cas, a retenu huit objectifs, dix neufs cibles et soixante et un indicateurs. C’était en 2003 à l’ex-Palais des Congrès au cours de l’atelier marquant le lancement de ces OMD dans notre pays.

Aujourd’hui, dans le contexte national de développement, peut-on dire que le pays est sur la bonne voie lorsqu’on sait que dans le cadre de l’objectif général du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, le pays a fait le gage de réduire seulement la pauvreté à 47,5% en 2006 ?

En faisant une évaluation à mi-parcours, on peut sans risque de se tromper d’affirmer aujourd’hui que le bilan est amer ou presque. Sans vouloir faire table rase de tout ce qui a été entrepris comme réalisations, il est clair que l’éducation et la santé, qui sont des secteurs très sensibles dans un pays, sont confrontées à de sérieuses difficultés dans notre pays.

Mieux, il existe d’énormes entraves et contraintes à une plus grande insertion du pays dans l’économie mondiale. Pourtant, le pays incontestablement, regorge de potentialités.

Tout cela amène certains à douter de la qualité du bilan qui va être présenté à l’échéance convenue

Leur pessimisme peut se justifier d’autant plus qu’à l’heure où vont les choses, rien n’est moins sûr que le bilan sera rose dans les secteurs considérés comme des secteurs vitaux par les populations.

Laya DIARRA

27 janvier 2006.