Partager

Le maire du district, Adama Sangaré après 117 jours de détention à la prison de Souban (Koulikoro) a rencontré hier jeudi les conseillers du district dans la salle de réunion de la mairie centrale des trois caïmans pour une session dite » spéciale « . Objectif : échanger sur les défis à relever pour le bonheur de la population de Bamako.

Après une longue absence à son service, l’édile Adama Sangaré a rencontré les maires du district pour échanger sur les défis à relever durant le restant de leur mandature. A l’entame de son propos, il a souligné qu’il rend grâce à Dieu qu’il se retrouve avec ses collaborateurs dans des conditions qui ne sont pas faciles à assumer. Il a exprimé ses sincères et profondes gratitudes à ses pairs pour avoir soutenu et défendu avec courage et abnégation la fonction municipale. C’est pourquoi, il a affirmé que : » Durant cette épreuve, les maires ont été pour moi un précieux réconfort à travers leur solidarité « . Le 1er responsable du district a indiqué qu’il a été détenu pour avoir signé un acte administratif. Une situation qu’il a dénoncé car injuste. Cet acte, à ses dires, peut arriver à d’autres collègues.

C’est pourquoi, il a demandé à ses camarades d’avoir un mouvement homogène fort afin de raffermir leur lien de solidarité pour empêcher qu’une telle situation ne se reproduise. C’est ce qui lui fait dire, qu’ : » Aujourd’hui, pour l’élu que nous sommes l’innocence fait apparence de crime « . Par ailleurs, selon le maire du district, l’essor du développement passe nécessairement par les collectivités décentralisées. De ce fait, l’Etat doit faire en sorte que les élus communaux soient protégés dans l’exercice de leur fonction. Il a souligné que les défis à relever sont énormes. Il a précisé que l’engagement et l’engouement n’ont pas manqué pour relever les défis de l’assainissement de la ville de Bamako, mais plutôt les moyens.

S’ajoute à cela, l’incivisme des citoyens face au payement des impôts et des taxes. Il a déclaré que les maires ne peuvent pas parvenir à leurs ambitions sans l’appui de l’Etat.

Falé COULIBALY

L’Indépendant du 6 Septembre 2013