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L’ex-rébellion congolaise du Mouvement du 23 Mars (M23) a démenti mardi être en voie de résurgence militaire comme l’avait laissé entendre la veille un responsable de l’ONU. Le mouvement reproche dans un communiqué à Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco), d’avoir imputé « gratuitement » au M23 « des faits graves et non avérés ». Témoignant lundi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, M. Kobler avait fait état d’informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué de recruter » après avoir mis formellement fin à son conflit avec Kinshasa en décembre et était redevenue active dans l’Ituri (territoire du Nord-Est de la RDC). « Il ne suffit pas de dire que vos informations soient crédibles pour qu’elles le soient et deviennent opposables à tous, il faut aussi en apporter la preuve », écrit le M23. Après sa défaite face aux forces congolaises soutenue par l’ONU, elle a depuis lors renoncé officiellement à la lutte armée et promis de s’engager dans un processus de démobilisation de ses combattants, réfugiés au Rwanda et en Ouganda. Le communiqué du M23 affirme que le Mouvement « tient au strict respect de ses engagements » et accuse M. Kobler de « prendre prétexte du fantôme du Mouvement du 23 Mars pour ne pas combattre » les dizaines de groupes armés encore présents en RDC et que la Monusco a reçu pour mission de neutraliser. AFP.