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Presque vingt ans ont passé depuis que Nelson Mandela, revêtu du mythique maillot vert et or, remettait la Coupe du monde au capitaine François Pienaard, devant un peuple en liesse. A l’époque, l’ailier Chester Williams, seul non-blanc de l’équipe, symbolisait l’avenir de cette toute jeune « nation arc-en-ciel ». Une génération a passé. La présence de joueurs noirs dans les équipes professionnelles est maintenant chose courante. Mais le gouvernement et une partie de la société civile estiment que l’intégration au sommet se fait beaucoup trop lentement, dans un pays où les Blancs ne représentent que 8% de la population. Samedi, lors du match du Four-Nations perdu en Australie, seuls trois non-blancs (les ailiers Habana et Hendricks et le pilier Mtawarira) étaient dans le XV de départ. Sept font partie du groupe de 30 qui s’est envolé pour l’Océanie. La Fédération sud-africaine (SARU) évoque depuis longtemps l’idée de quotas. Un projet prévoit, dès la saison prochaine, d’imposer la présence de sept « non-blancs » dans le groupe de 23, dont cinq obligatoirement sur le terrain à chaque instant du match. Et pour 2019, l’objectif affiché est d’avoir 50% de non-blancs non seulement dans l’équipe phare du rugby sud-africain, mais aussi dans les équipes de jeunes et en Currie Cup, le championnat sud-africain, pépinière de futurs internationaux. AFP