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oumar1.jpgMercredi, la deuxième journée de la session plénière du Haut conseil des collectivités a été consacrée à l’examen du rapport de la Commission du plan, de l’aménagement du territoire et de l’action locale, relatif à la Stratégie nationale du transport routier.

Le texte a été déposé par le ministère de l’Équipement et des Transports.

A l’issue des débats, par 70 voix, les conseillers nationaux présents dans la salle, ont ainsi donné le feu vert au gouvernement pour la mise en œuvre de ladite stratégie.

Dans les conclusions du rapport de la commission, au Mali, la pauvreté requiert un visage essentiellement rural. En effet, près de 80 % des pauvres vivent dans les zones rurales caractérisées par un faible niveau de productivité agricole et un isolement par rapport aux marchés, aux services de base (santé, éducation) et aux innovations techniques et technologiques.

Aussi, la politique nationale des transports s’inscrivant dans le cadre de la politique générale de développement du pays, il a été jugé opportun d’élaborer une stratégie nationale de transport rural, capable de répondre aux besoins de ce monde. La mise en œuvre de cette stratégie, dans le contexte actuel de la décentralisation, nécessite l’implication des collectivités.

L’objectif visé par la stratégie est la mobilité pour tous, le développement d’une infrastructure permettant de donner un socle à cette mobilité, le développement d’un marché efficace des transports.

La stratégie est sous-tendue par un certain nombre de lignes directrices : l’accessibilité et l’enclavement, le maillage du territoire pour offrir à tous la possibilité d’aller partout, la promotion de la solidarité entre urbains et ruraux.

La stratégie entend s’atteler à la promotion des techniques et normes adaptées aux conditions locales permettant de mieux satisfaire les besoins en terme de mobilité et de développement, à l’émergence d’entrepreneurs privés locaux capables d’accroître leurs activités vers les villes.

Elle stratégie vise aussi l’adoption d’un cadre institutionnel permettant d’encourager les communautés à devenir gestionnaires des infrastructures qui leur sont confiées et la mobilisation des ressources financières nécessaires à la pérennisation de ses actions.

La commission a relevé quelques observations : la non clarification des responsabilités des différents acteurs dans le document, la non effectivité du transfert des ressources aux collectivités pour assurer une exécution des travaux de construction et d’entretien des routes par les collectivités, le manque de formation des collectivités en vue d’assurer leur rôle de maître d’ouvrage dans la construction et l’entretien des routes dans le cadre des projets de développement sectoriel. Elle a également déploré l’insuffisance des données sur le transport fluvial (un secteur mal organisé).

Recommandations comme le transfert des ressources nécessaires aux collectivités pour la construction et l’entretien des routes, la sensibilisation des collectivités afin qu’elles prennent en compte la construction et l’entretien des routes dans les projets de développement sectoriel, ont été faites par la commission.

Elle propose de valoriser le transport fluvial, notamment par le renforcement et l’organisation du secteur. Elle souhaite, par ailleurs, que soient menées sur le terrain des missions conjointes entre le Haut conseil des collectivités territoriales et les départements ministériels pour toute question intéressant les collectivités.

La journée d’aujourd’hui jeudi, sera consacrée à l’examen des textes relatifs au programme quinquennal d’aménagements pastoraux, élaboré par le ministère de l’Élevage et de la Pêche et à la problématique des feux de brousse (impact et stratégie de lutte) déposé par le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement.

La session prendra fin demain vendredi.

31 mai 2007.