Partager

Depuis des semaines, plus précisément depuis la rentrée parlementaire du 3 octobre 2005, la presse nationale, avec honneur et dignité rappelle, interpelle, conjure d’arrêter la machine infernale dirigée contre la démocratie et ses principes élémentaires.

Rien n’y fit et rien n’y fera : Il a été décidé et convenu de faire en sorte de provoquer ouvertement et grossièrement le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale. Il compte 49 élus et son suivant est crédité de 35.

Peu importe. Sollicité au moment où son apport a pu faire la différence, loyal sans discontinuer dans le soutien promis, il s’honore d’avoir, pour sa part, été fidèle à sa parole et à son engagement.

De cela, le peuple malien, les démocrates et patriotes maliens, nos amis démocrates d’Afrique et du monde sont témoins. Ils apprécieront d’autant ce coup contre le groupe R.P.M. – M.P.R. – P.I.D.S. – R.D.T. qui est, en vérité et en réalité, un coup contre la démocratie.

Oui, pour assouvir nous ne savons quel dessein, tous les groupes parlementaires excepté le groupe R.P.M. – M.P.R. – P.I.D.S. – R.D.T., ont été entrepris en tant que groupe, par de prétendus émissaires et par des membres du bureau de l’Assemblée nationale, pour former une soi disante majorité présidentielle.

En vérité, nous assistons à l’ouverture prématurée de la campagne électorale de 2007.
L’objectif affiché est d’affaiblir le R.P.M. et son président avant les élections générales de 2007, voire même, si possible, l’isoler et l’abattre.

Qu’à Dieu ne plaise !

Nous prenons acte de tout cela avec sérénité, calme et sang froid. Héritiers d’une longue et courageuse tradition de lutte conséquente pour l’indépendance, la liberté et la démocratie, nous ne saurions être ébranlés par ce qui restera comme une opprobre au front de tous ceux, désormais connus, qui ont pris la très lourde responsabilité historique d’initier, de diriger, de cautionner ou de se laisser entraîner dans une telle aventure.

Nous nous refusons avec la dernière énergie à cautionner par un biais ou un autre ce qui est un véritable attentat contre la démocratie.

C’est pourquoi, le groupe R.P.M – M.P.R – P.I.D.S – R.D.T. (oui, groupe R.P.M – M.P.R. – R.D.T – P.I.D.S, car nous refusons les faits accomplis.

Il y a des règles à l’Assemblée nationale qui régissent, aussi bien la formation que l’éventuelle dislocation d’un groupe parlementaire. A moins que cette autre règle démocratique n’ait, elle aussi, subi le sort désormais réservé à toute règle ou principe démocratique dans cet hémicycle !).

C’est pourquoi, donc, notre groupe refuse de trahir le peuple malien qui nous a massivement envoyés en ces lieux, pour faire les lois en ses noms, lieu et place. Notre peuple apprécie déjà ce qui est en cours ici.

Formez donc le bureau tel qu’il vous a été instruit de le faire. Formez-le. Mais sans nous. De la même manière vous formerez, sans nous, les bureaux des Commissions. Notre peuple, qui est très vigilant, saura vous juger et tirera toutes les leçons et toutes les conséquences pour sa survie et son avenir.

Au moment où notre pays se prépare à abriter la cérémonie de commémoration de la mémorable Déclaration de Bamako, désormais considérée comme référence convenue en matière d’observation des règles et principes de la démocratie, nous invitons tous les démocrates de l’espace francophone à mieux analyser le nouveau cas malien.

« Sachez-le, pour notre peuple, pour la démocratie, nous ne redoutons pas plus vos dédains que vos menaces« .

Vous pouvez bafouer nos droits, croire nous humilier, vous ne pourrez jamais, ni nous déshonorer, ni nous abattre.

Vive la démocratie

Vive le Mali éternel

Groupe parlementaire R.P.M. – M.P.R. – P.I.D.S. – R.D.T.

Le Bureau Politique National du RPM favorable à un grand projet politique pour le Mali

Le samedi 15 octobre 2005, le Bureau Politique National du Rassemblement pour le Mali (BPN-RPM) s’est réuni en séance extraordinaire, sous la présidence de El Hadji Ibrahim Boubacar Kéïta, président du parti.

L’ordre du jour a porté sur l’analyse de la situation politique, à l’issue du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale.

Après examen de la question, le Bureau Politique National a :
donné acte à la décision courageuse de très haute portée politique et pédagogique des députés du RPM et du RDT de ne pas faire partie du Bureau de l’Assemblée Nationale et de n’occuper aucun poste dans les commissions de travail,
félicité l’ensemble des députés du RPM et du RDT pour leur sens élevé de la loyauté et du respect des règles du jeu de la démocratie.

Le Bureau Politique National s’engage à poursuivre les contacts en cours pour le renforcement du fait partisan issu des urnes et l’aboutissement d’un grand projet politique alternatif pour le Mali.
Vive la démocratie !
Vive le Mali !

Le Secrétaire à la Communication

Ibrahim Maïga

17 octobre 2005.