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C’est un rapport de 74 pages au travers desquelles le fonctionnement de toutes les institutions est pointé. Pas seulement les organes du pouvoir, mais aussi les partis politiques de tous bords où l’on déplore le manque de démocratie. C’est toujours un chef qui décide et agit, sans se soucier de ce que disent les textes. Et c’est uniquement en matière de textes que l’on a fait des progrès, affirme Me Jean-Claude Katende, le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho). «La démocratie sur papier, le peuple n’en veut plus, assure-t-il. Nous voulons une démocratie pratique. Et donc, sur le plan pratique, il y a même un recul par rapport à la situation que nous avions avant les départs de Mobutu.» Du côté du pouvoir, le ministre de la Justice Luzolo Bambi trouve que ce constat est injuste au regard des efforts qui sont faits selon lui. « La situation n’est pas rose, reconnaît le ministre. Elle doit être perfectible, parce que nous savons qu’en matière des droits de l’homme, notre situation doit s’améliorer chaque jour. Mais lorsque nous avons fait un pas, je crois qu’il vaut mieux nous encourager plutôt que de nous critiquer.» Au gouvernement, on regrette d’avoir découvert la sortie de ce rapport par voie de presse. «Ce n’est pas très élégant», dit Luzolo Bambi. RFI