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L’Afrique du Sud met la pression sur les groupes miniers pour plus de mixité raciale. Le secteur minier de l’Afrique du Sud est encore beaucoup trop pâle aux yeux du gouvernement, un héritage des années d’apartheid. Pour corriger ces inégalités, les groupes miniers avaient signé en 2004 un accord avec le pouvoir. Ils acceptaient de transférer 15% de leurs capitaux à des investisseurs noirs d’ici la fin 2009, 26% d’ici 2014.Mais aujourd’hui on en loin. Moins de 9% des mines sont aux mains des propriétaires noirs, comme l’ a reconnu en début de semaine la ministre des Mines Suzan Shabangu. Une transformation décevante par sa lenteur dit-elle. D’où la menace brandie aujourd’hui de révoquer les licences d’exploitation des groupes qui n’embaucheront pas plus de dirigeants noirs et qui ne transfèreront pas plus de capitaux à des actionnaires noirs.La Cosatu la puissante centrale syndicale sud-africaine estime que le gouvernement n’en fait pas assez .Elle se dit même dégoûtée par cet échec, elle dénonce le ton amical de la ministre à l’égard du secteur minier et explique qu’il n’y a ni pouvoir ni vigueur ni volonté politique de faire bouger les choses dans un secteur toujours important de l’économie sud-africaine. Le pays est le quatrième producteur mondial d’or, géant du diamant, du platine et du charbon.RFI.fr.