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En quête d’autorité face au calvaire de la population des régions nord, le gouvernement malien a appelé la communauté internationale et la classe politique malienne à s’y pencher sincèrement.

«La plus grande indignation». C’est le sentiment qui a animé le gouvernement en apprenant qu’un mouvement fondamentaliste a infligé publiquement des châtiments corporels à des personnes à Tombouctou. Dans l’impossibilité de mettre un terme à la pratique, le gouvernement malien s’est contenté de la condamner jugeant qu’elle est contraire «aux droits de l’homme et à la dignité de la personne». «Elle montre, encore une fois, la nécessité pour tous les maliens de se retrouver autour de l’essentiel, au-delà de toutes autres préoccupations, pour rétablir l’autorité de l’Etat dans le Nord du pays», prêche le gouvernement.

Le 20 juin 2012, un homme et une femme qui ont eu un enfant sans être mariés, ont été «châtiés» de cent coups de fouet chacun à Tombouctou par des fondamentalistes du mouvement Ansar dine qui revendique l’instauration de la Charia au Mali et qui contrôle, avec d’autres groupes armés, les régions nord du pays. Face à la situation, le gouvernement a tenu à réaffirmer qu’il n’«abandonnera jamais» les populations et «travaille d’arrache – pied aussi bien au niveau national qu’international pour mettre fin à leurs souffrances».

Les «auteurs seront poursuivis devant les juridictions compétentes, conformément aux lois en vigueur au Mali», a-t-il assuré dans un communiqué dont copie nous ait parvenu. Reste à savoir quand et comment ? Pour le gouvernement, ce sont des «pratiques d’un autre âge» qui devront édifier la communauté internationale sur la nature réelle de ces groupes terroristes ; groupes «qui ne comprennent que l’usage de la violence», précise le communiqué du porte-parole du gouvernement.

Seydou Coulibaly

Le 21 Juin 2012

© AFRIBONE