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Au centre des débats de la 51ème édition du club de presse de radio Kledu

Face à la flamblée des prix des produits de première nécessité, la radio Kledu a relancé le débat le samedi dernier à l’hôtel Mandé. Il y avait autour de la table: le Directeur National du Commerce et de la Concurrence, le vice-président de l’ASCOMA, et le représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM).

La police des débats était assurée par nos confrères Kassim Traoré et Agathe Diama, tous journalistes à ladite radio.

La ccim conseille aux autorités

Ousmane Sidibé qui représentait la CCIM à ladite rencontre a tout d’abord évoqué la mission de sa structure qui vise à assurer la représentation des opérateurs économiques auprès des pouvoirs publics. Elle a donc essentiellement pour attribution de servir de conseil aux pouvoirs publics en donnant des avis.

Les mesures de la ccim pour réduire les prix des produits de première nécessité

Selon M. Sidibé, la CCIM, dans le souci de réduire les coûts des produits de première nécessité, propose la suspension des frais de passage dans les magasins des marchandises qui sont facturées à 500 F CFA la tonne ainsi que la redevance maritime qui est également de 500 F la tonne perçue pour le compte du Conseil Malien des Chargeurs.

Les opérateurs économiques évoluant dans le secteur du transport suggèrent que des mesures soient prises pour sécuriser, sinon pour rendre fluide le transport à l’intérieur du pays, ce qui réduirait le coût d’approche de 100 000 F CFA par camion.

Les faux frais sont de 450 000 F CFA entre Abidjan et Bamako et de 150 000 F entre Dakar et Bamako. Les faux frais sont des sommes perçues frauduleusement par des agents qui assurent le contrôle des flux. Tous les camions transportant les produits de première nécessité peuvent être revêtus d’un laisser-passer spécial.

En ce qui concerne le transport ferroviaire, M. Sidibé dira que le gouvernement peut solliciter auprès de Transrail un tarif préférentiel pour l’acheminement des produits de première nécessité.


L’application de l’exonération aux autres produits de prémiere nécessité

A l’instar du riz, la CCIM recommande vivement que l’exonération au cordon douanier soit appliquée aux autres produits de première nécessité, notamment la farine, le maïs, l’huile, le sucre, le lait, les pâtes alimentaires et tous autres produits de grandes consommations.

Par ailleurs, la CCIM recommande la suspension de la perception de l’ADIT sur les importations dans le cadre de ce programme (l’ADIT est une somme perçue sur les marchandises importées).

La CCIM recommande également une valeur de référence de 100 000 F la tonne comme base de taxation des importations de riz sur la période.

Afin d’amortir les effets de la hausse des prix, les grossistes importateurs de riz et la Coordination des Associations et Groupements des Commerçants Détaillants du Mali, à travers la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, ont rencontré le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce afin d’envisager certaines mesures concrètes.


Le mali 70%, de produits importes

Le représentant du gouvernement malien, en la personne de Mahamane Ansoumane Touré, en même temps Directeur National du Commerce et de la Concurrence, dans son allocution dira que notre pays dépend de 70% pour sa consommation en produits de première nécessité.

Pour faire face à la hausse actuelle des prix de certaines denrées, il a souligné que depuis juillet 2007 le gouvenrement a pris des mesures afin d’y atténuer les effets. Ces mesures ont été manifestées par des exonérations sur le riz et le lait.

Aux exonérations ont été ajoutées d’autres mesures visant à soulager les consommateurs. Quant aux représentants des consommateurs, ils ont demandé aux autorités de faire mieux.

Une série de questions-réponses a mis fin à la cérémonie.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

20 Mai 2008