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Le gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda semblait lever l’ambiguïté en se disant déterminé à lutter contre la mouvance jihadiste désormais qualifiée de « terroriste », tandis que le calme était revenu lundi à Tunis après des heurts entre policiers et salafistes. Le Premier ministre Ali Larayedh, en déplacement au Qatar,nous a indiqué qu’environ 200 personnes avaient été arrêtées. Le ministère de l’Intérieur a annoncé lundi 274 interpellations entre vendredi et dimanche. Le ministère de l’Intérieur a aussi indiqué lundi avoir démantelé le 16 mai une « cellule terroriste » près de Kairouan préparant des attaques contre la police et l’armée.« Le Parti républicain (PR) salue la décision du ministère de l’Intérieur d’imposer le respect de la loi et de l’Etat », a déclaré Issam Chebbi, numéro 2 du parti, appelant à une « stratégie nationale pour faire face à l’intégrisme et au terrorisme ». De leur côté, des analystes soulignent que les propos de M. Larayedh peuvent signifier un tournant. Il reste cependant à voir si ces propos seront suivis d’actes, M. Ayari rappelant que les autorités avaient arrêté des dizaines de militants salafistes après l’attaque de l’ambassade américaine mais que l’écrasante majorité avait été libérée quelques mois plus tard. Néanmoins, dans les rangs des forces de l’ordre, dont les syndicats se plaignaient fin avril et début mai de l’absence de directives claires pour lutter contre les jihadistes, on se satisfait des ordres reçus dimanche. Le chef du mouvement, Abou Iyadh, un vétéran d’Al-Qaïda en Afghanistan n’a pour sa part pas donné de signe de repli.AFP.