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La ministre nigériane du Pétrole a déclaré mardi qu’elle cherchait à calmer les inquiétudes des compagnies pétrolières étrangères qui jugent trop dure la fiscalité qui pourrait leur être imposée dans le cadre d’une refonte globale de l’industrie pétrolière du premier pays exportateur de brut d’Afrique. La nouvelle législation doit être incessamment débattue devant le parlement. Si elle était adoptée en l’état, le paysage pétrolier dans le pays. Elle prévoit une augmentation des taxes et des royalties dont devraient s’acquitter les majors pétrolières opérant dans le pays. Des compagnies telles que ExxonMobil et Shell ont vivement critiqué la réforme qui, selon elles, provoquerait un arrêt des investissements dont le pays a cruellement besoin pour augmenter sa production pétrolière. Actuellement, le Nigeria produit entre 2 et 2,5 millions de barils par jour. « Nous sommes engagés dans des discussions avec nos partenaires étant donné que des inquiétudes sont apparues concernant les termes fiscaux », a dit la ministre, Mme Diezani Alison-Madueke. « Notre intention est, qu’au bout du compte, nous nous retrouvions dans un rapport gagnant-gagnant », a ajouté la ministre. Mark Ward, chef de la filiale nigériane d’ExxonMobil et membre de l’association des majors pétrolières du pays, affirme que la production nigériane de pétrole baisserait de 40% en 2020 sans nouveaux investissements. Selon lui, cette production pourrait par contre augmenter de 50% si les investissements nécessaires étaient réalisés. AFP