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Le gouvernement de transition égyptien reçoit mercredi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui vient plaider pour la relance d’un processus démocratique dans un climat toujours marqué par des tensions et de nouveaux appels à manifester. Les Frères musulmans, dont est issu le président déchu Mohamed Morsi, ont appelé à un rassemblement en milieu de journée devant le siège du gouvernement, dans le centre-ville, au lendemain de la formation du cabinet dirigé par Hazem Beblawi, un économiste et ancien ministre des Finances de 76 ans. Des violences dans la nuit de lundi à mardi entre partisans de M. Morsi et forces de l’ordre ont fait 7 morts et plus de 200 blessés au Caire. Elles ont entraîné quelque 400 interpellations. Plus d’une centaine de personnes ont trouvé la mort dans des affrontements depuis la chute de Mohamed Morsi, le 3 juillet. Le gouvernement, qui a prêté serment mardi, reflète les diverses composantes de l’opposition laïque qui accusait M. Morsi d’avoir perdu toute légitimité face aux manifestations monstres réclamant son départ. Le général Sissi, chef de l’armée et homme-clé dans le renversement de M. Morsi, conforte sa position politique avec un poste de vice-Premier ministre en plus du portefeuille de la Défense qu’il détenait déjà. Le nouveau gouvernement compte par ailleurs trois femmes ainsi que trois coptes, une communauté chrétienne très hostile à l’ancien président islamiste. La transition politique post-Morsi doit mener à l’adoption d’une nouvelle Constitution, puis à des législatives d’ici début 2014, avant la tenue d’une nouvelle présidentielle. La présidence a exhorté mardi toutes les forces politiques à participer à ses « efforts » de « réconciliation nationale ». AFP.