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Le groupe Anglo American Platinum (Amplats), durement touché par les grèves dans les mines sud-africaines en 2012, a annoncé mardi qu’il prévoyait de supprimer 14.000 emplois en Afrique du sud dans le cadre d’un vaste plan de restructuration. Le plan comprend la fermeture de 4 puits dans la région de Rustenburg et la vente d’une mine. Ce qui réduirait sa production annuelle « d’environ 400.000 onces par an » pour aboutir à une fourchette allant de 2,1 à 2,3 millions d’onces. Lundi, Amplats avait prévenu ses actionnaires dans une note publiée à la bourse de Johannesburg que l’action pourrait perdre de 491 à 628 cents de dollars pour 2012, soit une chute maximale de 136%. Selon le géant minier, certains sites sud-africains sont non rentables, essentiellement en raison de la mauvaise qualité du minerai et de la hausse des coûts. Les conflits sociaux de septembre/octobre ont fait chuter la production de 306.000 onces, mais le pdg d’Amplats Chris Griffith a assuré mardi matin que la restructuration était de toute façon nécessaire. « Les grèves ne sont pas la raison de la restructuration de la société », a-t-il dit sur la radio d’information 702. Amplats va « essayer » de compenser ces destructions d’emplois par des créations dans les secteurs de « la construction de logements, de l’infrastructure et dans le développement de petites entreprises ». Dans la foulée de la grève chez Lonmin, à Marikana, les autres grandes mines de la ceinture de platine de Rustenburg (nord) se sont peu à peu arrêtées, les mineurs réclamant de substantielles augmentations de salaire. AFP