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Maintes fois annoncée et plusieurs fois reportée, la rencontre entre Henri Konan Bédié (HKB) et Laurent Gbagbo a enfin eu lieu, hier, 29 juillet 2019, à Bruxelles, en Belgique. Pour les uns, il s’agit d’une « rencontre du siècle » tandis que d’autres parlent de « rencontre historique ». En tout cas, pour un évènement, c’en est un, tant les deux anciens présidents ivoiriens étaient connus pour être des ennemis jurés. Si fait qu’à la présidentielle de 2010, HKB avait pris fait et cause pour Alassane Dramane Ouattara (ADO) qu’il a finalement quitté du fait des divergences nées de l’érection du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en parti politique. Et comme l’ennemi de mon ennemi est, par principe, un ami, on comprend dès lors pourquoi HKB a décidé de se rapprocher de l’ex-pensionnaire de la prison de Scheveningen qui, on le sait, ne veut pas voir le président ADO même en peinture. Certes, les deux partis que sont le PDCI/RDA de HKB et le FPI de Gbagbo parlent de rapprochement idéologique mais il ne s’agit , en réalité, que d’une alliance de raison et de circonstance destinée à barrer la route au candidat du RDR qu’est Amadou Gon Coulibaly, catapulté par le président Ouattara. Seulement, ce front anti-ADO qui se dessine, bute contre un obstacle de taille.LePays