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En réaction à l’agression du président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, le Front uni pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) a tenu une conférence de presse pour exprimer son indignation. Par la même occasion, ce regroupement politique a balayé l’éventualité d’une démission du président Traoré, réclamée par une autre organisation qui conteste sa légitimité à diriger la transition qui a pris effet, ce 23 mai.

jpg_une-758.jpg«L’hypothèse d’une démission n’est pas dans les schémas du président de la République». C’est en ces termes que Tibou Telly, membre du FDR, a voulu rassurer ses partisans à la faveur d’une conférence de presse. Le responsable de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) explique que le FDR a rencontré le chef de l’Etat pour lui expliqué de «ne jamais démissionner», même s’il y a «la pression de ses parents, ses amis qui peut le dissuader» du contraire. «Le président de la transition est Dioncounda Traoré. Il ne démissionnera pas», a insisté Me Kassoum Tapo, responsable de l’Adéma-PASJ, jugeant de «comédie» la convention de la COPAM ayant choisi le capitaine Capitaine Amadou Haya Sanogo président. Outre, Telly et Tapo, la présidente du parti écologiste du Mali, le vice-président de l’Adéma-PASJ étaient des animateurs de cette conférence de presse. Plusieurs autres chefs de partis membres du FDR ont pris part à la conférence qui s’est tenue à la maison de la presse.

Désigné président de la transition par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président par intérim a été agressé, le 21 mai 2012, par des manifestants qui réclament sa démission. Ladite démission est sollicitée par la Coordination des organisations des patriotes du Mali (COPAM) qui a désigné, hier 22 mai, le président du Comité National de Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE), auteur du coup d’Etat du 22 mars dernier.

Le FDR s’est dit consterné par cet acte, accusant le chef du gouvernement et les autorités militaires d’avoir échoué dans la mission de sécurisation de l’institution qu’est la présidence de la République. Pour manifester son indignation, les alliés du Pr. Traoré envisagent tenir une marche le mardi 29 mai, qui s’annonce, selon toute vraisemblance, comme une démonstration de force par rapport à celle ayant abouti à l’agression du chef de l’Etat. Mieux, l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale est à l’ordre du jour et, au besoin, l’exigence d’une démission des ministres en charge de la sécurité envisagée.

Seydou Coulibaly

Le 23 Mai 2012

© AFRIBONE