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Depuis le samedi 1er septembre, la ville de Douentza est redevenue un giron du Mouvement pour l’Unicité et la Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO). Le groupe islamiste qui contrôle, en alliance avec Ansar Eddine et Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), la partie septentrionale du Mali, avait quitté cette ville située dans la région de Mopti permettant à la milice d’auto Ganda-Iso de l’occupée.

«Le FDR a appris avec consternation et indignation la prise de la localité… par les forces islamistes… après avoir neutralisé les forces combattantes de Ganda-Iso qui y assuraient la sécurité». C’est la quintessence d’une déclaration rendue publique le 3 septembre, par ce collectif de partis politiques et d’organisations de la société civile qui «jugera» le président de la République, le premier ministre et le gouvernement pour leur réponse face à cet acte.

Pour le collectif, la prise de Douentza «à la barbe des forces armées et de sécurité massivement cantonnées à Sévaré est un affront à notre armée et à notre peuple qui se demande légitimement quand prendra fin cette situation».
Le Gouvernement, a-t-il dit, doit réagir pour mettre un terme à l’humiliation quotidienne de notre peuple et à la violation de notre souveraineté. Les zones non encore occupées sont elles aussi exposées à la menace islamiste. C’est pourquoi le FDR exige du gouvernement des actions appropriées et immédiates pour les sécurisées et procéder sans délai à la récupération des zones déjà occupées.

Pour y parvenir, l’organisation qui s’est opposée au coup d’Etat militaire du 22 août «demande instamment» au Président de la République «d’adresser, sans délai, à la CEDEAO, à l’Union Africaine et aux Nations Unies la requête tant attendue» aux fins d’intervention des forces africaines.

Seydou Coulibaly

04 Septembre 2012

©AFRIBONE