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Des enquêteurs de l’ONU sur le Burundi ont averti mercredi que de graves violations des droits de l’homme, dont des crimes contre l’humanité, s’y poursuivaient sans relâche, pointant les « appels récurrents à la haine » du président Pierre Nkurunziza.
La commission assure dans son rapport publié mercredi que ces violations, « dont certaines sont constitutives de crimes contre l’humanité », se sont poursuivies en 2017 et 2018, citant des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des détentions arbitraires, des tortures et autres traitements cruels, et des violences sexuelles. « Certaines pratiques, comme celles consistant à faire disparaître les corps ou à opérer de nuit, tendent à les rendre moins visibles, mais elles n’en sont pas moins réelles« , a expliqué le président de la commission, Doudou Diène, dans un communiqué.Le Burundi est en crise depuis que le président Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Sa réélection en juillet de la même année a déclenché une crise qui a fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes. Ces violences ont poussé la CPI a ouvrir une enquête. Le président burundais a toutefois surpris les observateurs en assurant qu’il ne se présenterait pas à sa succession en 2020, alors que la nouvelle Constitution le lui permet.AFP.