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M. Mondher Kilani, Directeur-résident au Mali de l’entreprise Kilani de la Tunisie a animé, le mardi 22 avril, au siège de sa structure à Hamdallaye ACI, un point de presse. Initialement prévue dans le cadre des activités de la fête du 52ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie et de la semaine économique tunisienne au Mali, cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour le directeur-résident de présenter son entreprise, de faire le point d’exécution du marché relatif aux aménagements hydro-agricoles du Projet de développement intégré de la vallée du fleuve Sénégal (PDIAM) à Manantali et ses perspectives au Mali. Après les multiples difficultés rencontrées dans l’exécution de ce marché, le premier responsable local de Kilani assure que tout est fin prêt pour achever les travaux au dernier trimestre 2008.

Créée en février 1947, l’entreprise Kilani, forte de sa solide expérience dans les projets de développement dans les domaines hydro agricoles, adduction d’eau potable, assainissement agricole et urbain et travaux de génie civil pétrolier, a enlevé, avec l’entreprise ETEP, l’appel d’offres des marchés relatifs à la réalisation des périmètres irrigués du PDIAM.

Les travaux, d’un montant de plus de 11 milliards de FCFA financés par le Fonds Saoudien de Développement, le Fonds Koweitien, la Banque Islamique de Développement, le Fonds de l’OPEP, ont été lancés, en juin 2005, par le président de la République pour un délai d’exécution de 20 mois. Ce délai n’a pu être respecté suite à des difficultés rencontrées dans l’exécution du marché.

Le Directeur-résident de Kilani explique que la défection pour des raisons propres à elle, ETEP (dont les gros équipements déjà présents au Mali sur les travaux de la route Bamako -Narena devraient être utilisés pour Manantali), a obligé alors l’entreprise Kilani à ramener son propre matériel et à recourir à la sous-traitance et la location.

Aussi, l’exécution des travaux sur le terrain a fait apparaître des difficultés qui n’étaient pas révélées par les études de faisabilité comme l’existence de rocher tout au long du tracé de la conduite en acier. Kilani a été aussi confrontée à des difficultés dans l’acheminement des matériaux, notamment dans le transport tant par les rails que par la route. Pour M. Mondher Kilani,  » le problème est que Manantali est enclavé dans l’enclavement  » où certains équipements, bien qu’acheminés à travers le port de Dakar, étaient obligés de transiter par Bamako pour parvenir à Manantali via Kita.

Poursuivre l’expérience malienne

Malgré ces difficultés, sur les 1562 hectares prévus, l’entreprise a pu achever les travaux d’aménagement du premier périmètre B de 680 hectares qui a été livré depuis mars 2007 et les parcelles irriguées déjà en exploitation.
Le second périmètre G/H de 870 hectares sera alimenté par une station de pompage, contrairement au premier arrosé à partir des conduites d’eau en acier, est en chantier depuis un peu plus d’un an.

Aux dires du Directeur-résident de Kilani, 170 personnes dont 150 Maliens travaillent sur le chantier dont les travaux sont actuellement réalisés à hauteur de 35%. Il a affirmé, avec certitude, que les travaux seront achevés au cours du dernier trimestre de cette année pour cadrer avec la fin de la prolongation du projet prévu au 31 décembre 2008.

«  Après trois années de présence au Mali, c’était un plaisir pour nous d’être dans ce pays qui a un grand potentiel hydro-agricole  » affirme M. Kilani. C’est pourquoi, son entreprise avec l’expérience acquise à Manantali, entend poursuivre sa présence au Mali avec d’autres projets, surtout hydro-agricoles.  » Le projet du PDIAM a été une bonne expérience pour nous, une carte visite pour intégrer le marché malien et même ouest-africain. Nous espérons avoir d’autres marchés au Mali pourquoi pas dans la zone Office du Niger où les potentialités sont grandes » a souligné le conférencier.

Yousouf CAMARA

24 avril 2008.